Le ministre du Tourisme s’est prêté au jeu des questions-réponses dans les colonnes du « Mauricien » avant la tenue du Festival International Kreol 2011. Michael Sik Yuen nous parle de la pertinence de cet événement à Maurice et aussi de la visibilité de notre pays sur la carte touristique. Affirmant sans détour que la culture créole est au-delà des séga-jalsa, il brise ainsi les idées reçues.
Nous sommes pratiquement à la veille du coup d’envoi des activités du Festival International Kreol 2011. Quel est le mood au Tourisme et où en êtes vous avec les préparatifs ?
Nous travaillons sans relâche sur le Festival International Kreol. En parallèle, nous devons gérer les travaux parlementaires. Nous avons organisé cet événement en l’espace de six à huit semaines, alors que les préparatifs pour un festival de cette envergure s’échelonnent sur à peu près six mois. Nous lançons donc demain notre première activité au Jardin de Pamplemousses avec une journée placée sous le thème « Zwe ek zistwar Lontan » dédiée aux enfants.
Nous organisons annuellement le Festival International Kreol, mais il faut dire que cette journée est une nouveauté. Nous n’avons jamais accordé jusqu’ici une activité particulière aux enfants. Les autres activités s’enchaîneront jour après jour. Le côté positif : tout est prêt. Mais un certain stress nous envahit. Comme à la veille d’un examen.
Quelles sont les spécificités du Festival International Kreol cette année ? Et pensez-vous qu’il a toujours sa pertinence ?
Bien sûr que le Festival International Kreol a toujours sa pertinence. C’est l’occasion pour mettre en exergue la culture créole. Maurice est un pays multiculturel. Plusieurs communautés cohabitent, dont la communauté créole et sa culture. Elle est importante et mérite d’être célébrée.
Non seulement nous mettons la culture créole en lumière mais nous nous focalisons sur la destination Maurice. Beaucoup de journalistes internationaux viendront dans l’île dans le cadre de cet événement. Il y a pratiquement une vingtaine qui ont confirmé leur présence pour couvrir le festival kreol. Ils assureront la couverture médiatique de l’événement et visiteront les sites dans les quatre coins du pays.
Entre les différentes activités du festival, les journalistes auront donc le temps de découvrir le pays. Ce sera un regain de visibilité pour Maurice.  Toute une équipe a bossé sur le thème de l’événement. Plusieurs idées ont surgi et notre choix s’est porté sur « Kiltir Kreol, Nou Fierte ».
Quelles sont les grandes lignes de la conférence portant sur la « Kreolite, Valer ek Vision » prévue samedi au centre de conférences de Grand-Baie ?
Plusieurs spécialistes participeront à cette conférence, dont le Père Philippe Fanchette, qui est le président du Centre Nelson Mandela. Nous aurons le Premier ministre Navin Ramgoolam comme Chief Guest et aussi des conférenciers à l’instar de Michel Chavry des Seychelles. Marie-Noëlle Elissac-Foy sera aussi de la partie.
Quel est votre message pour attirer la foule lors des différents événements dans le cadre de ce festival ?
Comme chaque année, nous invitons la population mauricienne à venir découvrir les activités que nous organisons dans les prochains jours. Nous invitons surtout les touristes de passage à Maurice à découvrir les différentes facettes de la culture créole et de saisir sa richesse. Souvent nous associons le créole au séga ou ek Jalsa, mais ce n’est pas ça uniquement. Il y a beaucoup d’autres choses : la richesse de la culture, l’aspect culinaire… Le public en général sait déjà que le festival est un événement de très haute facture. Nous pensons que plus de 100 000 personnes feront le déplacement lors du grand concert samedi au Domaine-Les-Pailles.