Vous est-il arrivé de préparer un plat, de tourner le dos et, à votre retour, de constater qu’il n’y est plus ? À moi, c’est arrivé pendant le week-end écoulé. J’vous explique ce qui s’est passé. Quelques jours plus tôt, alors que je rangeais des notes, je suis tombée sur une recette de salmis de poisson. Elle m’avait été donnée par une dame de Ste-Croix, lors d’une rencontre où elle m’avait fait découvrir cette préparation. Généralement, le salmis est une sauce qui convient au gibier, au canard… Mais, j’vous assure, le salmis de thon est excellent. J’ai voulu tenter la recette et je n’ai pas voulu aux oignons blancs de m’avoir fait pleurer. Après, rien ne vous empêche de la modifier et d’ajouter du piment, par exemple.
Une fois satisfaite de ma recette, je me suis rendue chez ma voisine pour blablater, ce qui a duré trois bonnes heures et valu quelques tasses de café. Au retour, dans ma cuisine, plus rien dans le plat qui contenait mon salmis de thon. Rien, j’vous dis. Nada ! Que dalle ! Un peu de sauce, des réminiscences de feuilles de caripoulé, et c’était tout. Mais où était donc passé mon poisson ?
Je n’invente rien, je vous raconte la vérité et je ne vais accuser personne à tort. J’y pense… J’crois bien avoir aperçu le chat de la voisine rôder autour de ma cuisine ! Vais-je le séquestrer, le menacer, le faire avouer et faire signer un affidavit ? À voir !