Un système électoral en république se met au service de la démocratie. La démocratie, pour sa part, garantit les libertés de la personne, les libertés individuelles en société et les libertés de la collectivité autant sociale, qu’économique. Toutes ces libertés constituent la culture d’une société républicaine. Ces libertés ont beaucoup évolué par des révolutions sociales, politiques et culturelles. Entre autres celles de 1642-1651 en Angleterre, de 1775-1783 aux États-Unis, de 1789-1794 en France, de 1848 en Europe, de 1936-1939 en Espagne, et toutes les autres révolutions qui nous ont débarrassé des régimes autocratiques et qui ont fait avancer l’idée fondamentale que l’être humain est un être libre et de ce fait tous les êtres humains sont égaux. C’est cette idée qu’il faut en permanence faire avancer dans la bataille politique sans aucune concession contre les racistes, les classes sociales exploiteuses et dominantes, les forces sectaires de toutes sortes, le système patriarcale, les accapareurs de la nature et des biens communs… La liste est longue. Mais les choses ne peuvent progresser que si nous apportons les changements qui s’imposent sur le plan constitutionnel, institutionnel et idéologique.     
Le combat que nous menons à travers l’espace contre les exploitations de toutes sortes nous rassemble au fond et nous fait avancer. Il ne faut point croire que la lutte des classes nous sépare. Cette force, au contraire, nous transforme et nous fait avancer à travers le temps qui nous sépare d’une humanité libérée des oppressions de toutes sortes. Le combat politique est ainsi multidimensionnel et la révolution sociale permanente.   
Une République a ceci de particulier : elle tourne le dos à l’esclavagisme, à la théocratie et à la monarchie. Dans ses avancées au vingtième siècle, elle a tourné le dos au totalitarisme, à l’apartheid, au fascisme, au patriarcat et à la bureaucratie. En ce début du siècle actuel on démantèle déjà les régimes oligarchiques et despotiques et on s’est attaqué à l’hégémonie du capitalisme, pour bien faire comprendre que la politique doit autrement être menée.