« La réforme électorale est très importante pour le pays et l’introduction d’une dose de proportionnelle fera reculer le communalisme », a déclaré samedi Paul Bérenger. Le leader du MMM a demandé au Premier ministre Navin Ramgoolam de préciser sa position sur le Best Loser System et de présenter un projet de loi à la rentrée parlementaire. Il a félicité l’électorat et les élus de Rodrigues tout en soulignant que les résultats des élections régionales reflètent le rapport de forces électoral dans l’île. Et de préciser que l’opposition n’avait pas été invitée à la cérémonie de lancement d’un rapport sur les enfants des rues d’une ONG, qui a pour présidente Nargis Bundhun.
Évoquant à nouveau le dossier de réforme électorale, Paul Bérenger a observé que dans les faits « le MMM et le Ptr sont tombés d’accord à 100 % sur une bonne réforme électorale avec 20 députés élus à la proportionnelle, un seuil minimum de 10 % pour bénéficier de l’élection des députés à la proportionnelle et la promotion des femmes en politique avec une candidature féminine au moins sur trois ».
La réforme électorale, a estimé le leader du MMM, est très importante pour le pays. De plus, ajoute Paul Bérenger, l’introduction d’une dose de proportionnelle permettra de faire reculer le communalisme dans le système électoral ; « Elle consolidera la démocratie et encouragera la participation des femmes en politique. »
Paul Bérenger a expliqué que le MMM souhaite que le Premier ministre confirme dans les meilleurs délais la présentation d’un projet de loi à la rentrée parlementaire en vue de donner force de loi au projet de réforme. Il a soutenu que « si Navin Ramgoolam recule sur la réforme électorale, s’il prend comme prétexte le Best Loser System pour ne pas aller de l’avant et agit sous pression de certains lobbies réactionnaires, toute la population, en particulier les femmes, verra son vrai visage ».
Le leader du MMM souhaite que le chef du gouvernement précise sa position sur le Best Loser System « après les zig-zags de ces derniers temps », la confusion actuelle étant « malsaine et mauvaise pour l’unité nationale ». Pour clore ce chapitre, il a précisé que contrairement aux dires de Navin Ramgoolam « il y a déjà eu quatre ministres de la communauté musulmane dans le gouvernement de 1982 ».