« Le système électoral actuel est mauvais sur le fond et tous les partis politiques en ont souffert, y compris le Parti travailliste », a affirmé le leader du MMM samedi à sa conférence de presse hebdomadaire. Paul Bérenger a estimé que la proposition qu’il a formulée mardi dernier « est la meilleure façon de dépassionner le débat, d’empêcher les tensions et de faire un grand pas en avant ».
Le leader de l’opposition a expliqué samedi à sa conférence de presse hebdomadaire avoir proposé mardi à Navin Ramgoolam de venir de l’avant, à la rentrée parlementaire, avec un texte de loi en deux parties. La première comprendrait une réforme électorale avec l’introduction d’une dose de proportionnelle, permettant d’élire 20 députés selon un système de Party List et un mécanisme pour promouvoir le rôle des femmes. « Ces propositions font l’unanimité », précise-t-il. La deuxième partie traiterait du Best Loser System (BLS) actuel. Il souhaite que le gouvernement présente un texte de loi proposant soit l’abolition du BLS, soit la diminution du nombre de best losers, soit l’abolition du BLS à titre expérimental, soit le maintien du BLS sans que les candidats n’aient à déclarer leur appartenance ethnique.
Pour le leader de l’opposition, il est clair que Navin Ramgoolam ne sait pas exactement quelle position prendre. « Il lui revient en tant que gouvernant de prendre la décision qu’il faut en précisant sa position et de présenter une proposition claire. J’ai proposé, comme dans le cas de la peine de mort ou de l’avortement, qu’il y ait un débat ouvert et un vote libre à la lumière de ce qu’il y aurait dans le deuxième volet du texte de loi dont l’adoption nécessitera le soutien des trois-quarts de l’Assemblée », a ajouté Paul Bérenger.