Faisant le bilan des premiers pourparlers gouvernement/opposition sur la question, il laisse entendre que, déjà, les deux parties se sont accordées sur 95% des points qui ont été discutés. « Et nous ne sommes pas en désaccord sur les rares questions qui ne demandent qu’à être éclaircies », précise-t-il. D’où son sentiment qu’une « occasion en or » se présente pour cette « bonne réforme électorale ». « L’Histoire retiendra si Navin Ramgoolam a eu le courage et la force politique nécessaires pour résister aux lobbies conservateurs qui font pression sur lui. »
Pour Paul Bérenger, une « occasion en or » est donnée aux responsables politiques qui se concertent ces jours-ci, afin de réussir une « bonne réforme électorale » grâce à l’introduction d’une dose de représentation proportionnelle dans notre système électoral. Il est toutefois malheureux, selon lui, que le Premier ministre et leader du Ptr, Navin Ramgoolam, subisse des pressions de la part de ce qu’il appelle « des lobbies conservateurs » opposés à cette introduction d’une dose de proportionnelle.
« Tout dépendra de cela », déclare le leader de l’opposition, qui appelle Navin Ramgoolam à « prendre ses responsabilités devant l’Histoire ». Pour lui, dans les jours qui viennent, l’Histoire retiendra si le chef du gouvernement et du Ptr a eu « le courage et la force politique nécessaires pour résister à ces lobbies conservateurs ». La « bonne réforme électorale » qui s’offrira au pays au cas où Navin Ramgoolam « ne cède pas aux lobbies » sera positive à plusieurs niveaux, a-t-il ajouté.
Elle est, d’abord, d’une « grande importance » pour la démocratie. Mais il s’agira aussi, explique le leader du MMM, d’une « occasion historique » donnée aux femmes de jouer un rôle plus important en politique, notamment au niveau de l’Assemblée nationale. Il s’agira aussi, ajoute Paul Bérenger, d’une opportunité de consolider davantage l’unité nationale. « Celui qui laisse passer une telle occasion en or sera jugé coupable devant le Tribunal de l’Histoire », prévient-il.
Évoquant les discussions en cours, Paul Bérenger explique qu’à ce jour, gouvernement et opposition sont tombés d’accord sur le sujet « à 95% ». « Et nous n’avons pas vraiment de désaccord sur les rares questions qui demeurent à être éclaircies », ajoute-t-il. Le leader de l’Opposition précise que le Premier ministre est favorable à l’introduction d’une dose de proportionnelle, et qu’il ne demeure que deux ou trois points sur lesquels les discussions se poursuivent, ajoutant qu’il est « clair » qu’un compromis peut être atteint.