Dans une déclaration au Mauricien hier après-midi, le Premier ministre s’est dit satisfait de sa rencontre avec le leader de l’opposition au Treasury House. Elle portait essentiellement sur la réforme électorale et la 2e République, a souligné Navin Ramgoolam qui a également indiqué que les discussions se poursuivraient ultérieurement.
C’est hier que Navin Ramgoolam s’est entretenu avec Paul Bérenger au Treasury House à Port-Louis. Les deux hommes politiques ont tous deux qualifié la rencontre, qui a duré près d’une heure, de « positive ». « Nous sommes pratiquement sur la même longueur d’onde concernant la réforme électorale », a fait comprendre le leader de l’opposition. S’agissant de la proportionnelle, il a été question du « party list system » et de la proposition du MSM consistant à maintenir le best loser system et d’y ajouter une dose de proportionnelle. « Les deux visent le même résultat et la divergence de vues du MSM n’est pas insurmontable », a dit Paul Bérenger.
Le leader du MMM a fait comprendre qu’une nouvelle rencontre en groupe ou en tête à tête pourrait avoir lieu après des discussions au niveau de leurs partis respectifs. Toutes ces questions ont à nouveau été évoquées par Paul Bérenger avec les parlementaires du MSM en la résidence de Pravind Jugnauth à Vacoas hier soir.
La question de réforme électorale a aussi figuré à l’agenda d’une rencontre entre le Premier ministre et son ancien ministre des Finances Rama Sithanen hier après midi. Interrogé à ce sujet, l’ex-Grand argentier a précisé que ce n’est pas la première fois qu’il rencontre le Premier ministre. La réunion d’hier « de nature non partisane », a-t-il souligné, a porté sur cinq points : la réforme électorale, la réforme institutionnelle, la crise économique internationale, la situation économique à Maurice et les options à long et moyen termes, et le traité de non double imposition avec l’Inde. Rama Sithanen a affirmé que si « Paul Bérenger en tant que leader de l’opposition me faisait la demande d’une rencontre, je répéterai la même chose ».
Rama Sithanen s’intéresse depuis longtemps aux systèmes électoraux, qui ont fait l’objet d’une thèse de son doctorat. Les documents qu’il avait déposés devant la commission Sachs ont été très appréciés, dont une bonne partie a été retenue dans le rapport final de la commission.