Le Front Anti-Répression annonce une nouvelle bataille en faveur de Rehana Ameer afin qu’elle perçoive son salaire ainsi que les arrérages qui lui sont dus suite à son licenciement par la direction générale de la MBC. Hier, à Coromandel, le front syndical a laissé entendre que de nouvelles mesures sont envisagées afin que l’ancienne présidente de la MBC Staff Association obtienne gain de cause.
Le Front Anti-Répression (FAR) réuni hier à Coromandel, précisément à la FCSOU Trade Union House, dans le cadre d’un Social Gathering pour célébrer la réintégration de Rehana Ameer à son poste de Traffic Officer, a fait comprendre qu’une nouvelle bataille débutera. Après un an de combat en faveur de la réintégration de la syndicaliste par le FAR, cette dernière a été réintégrée à son poste « on compassionate grounds » après une réunion du Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) Board le mercredi 7 décembre faisant suite à une nouvelle considération de son cas à la demande expresse du Premier ministre.
En percevant son premier salaire, il y a quelques jours, Rehana Ameer découvre cependant qu’elle n’a reçu que Rs 1 600. « Pann donn li lapey ki linn perdi. Li pann gagn so travelling ek li na pa finn resevwar so bann arieraz », a expliqué Deepak Benydin de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions.
Le syndicaliste, tout en critiquant fortement le directeur général de la MBC, a annoncé la continuité de ce combat afin que Rehana Ameer reçoive son salaire. « Nou pou debout ankor pou manz ar zot. Lot batay koumans ziska ki Dan Callikan ale. » L’avocat de Rehana Ameer, Me Dev Ramano, également présent à ce rassemblement, a, quant à lui, rappelé que l’attirail légal sur les lois du travail ne fait pas mention de réintégration. Selon l’homme de loi, Rehana Ameer devrait, sur le plan salarial, bénéficier des conditions et des droits qu’elle avait avant son licenciement. « Rehana bizin gagn so salaire ek so bonus. Ou pa kapav pran palto lalwa met lor ou pou met dimounn deor », a-t-il martelé.
Bien que rejoignant les autres intervenants à la nouvelle bataille des syndicalistes pour le salaire de Mme. Ameer, Jane Ragoo, de la Confédération des Travailleurs du Secteur privé (CTSP), a tenu à commenter les lois du travail. « Sa de lalwa travay ki finn amande-la pe fer ravaz depi fevrie. O sein CTSP nou finn not plis ki enn karantenn renvwa ». Et de lancer dans le même souffle : « Kombat syndika li pa fer o ti boner sa. Kapav perdi lavi ladan. Lane 2012 pou ankor pli difisil. »
Jack Bizlall, également présent, a, quant à lui, fait une réflexion sur la force de la classe syndicale à Maurice et de ses devoirs. « Nu syndikalism pe malad », a-t-il observé. « Ena syndikalis ki pe enrisi zot. Fode ki an 2012 ena o mwin de a trwa manifestasion par mwa dan pei afin ki nou rekonsolid lafors syndikal », a déclaré l’intervenant.
Pour rappel, Rehana Ameer avait rejeté une proposition officielle de compensation et d’un poste dans un autre corps para-étatique. La syndicaliste ne demandait qu’à être réintégrée à son ancien poste.