La Suisse, qui préside le Sommet de la Francophonie, a organisé hier au siège des Nations unies à New York une réunion informelle avec les ministres des Affaires étrangères, dont Arvin Boolell, et les représentants des membres de la Francophonie. Cette rencontre a permis d’identifier les domaines d’action pouvant soutenir le processus de transition que connaissent plusieurs pays francophones d’Afrique et du monde arabe.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et des hauts représentants d’organisations internationales partenaires de l’Organisation internationale de la Francophonie, dont l’UNESCO et le Haut-commissariat aux droits de l’Homme, étaient aussi présents à cette réunion présidée par Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération suisse. Au moment où plusieurs pays francophones d’Afrique et du monde arabe vivent des transformations politiques d’une portée considérable pour la démocratie et les droits de l’Homme dans le monde, la Francophonie a un rôle essentiel à jouer. Et ce, grâce aux acquis indéniables qui font d’elle un acteur des relations internationales et une source d’inspiration au service de la paix, de la démocratie et des libertés.
Les participants ont souligné lors de cette concertation l’importance pour la Francophonie d’appliquer de façon vigoureuse la Déclaration de Bamako sur la démocratie, les droits et les libertés. Ils ont à cet effet invité le secrétaire général de la Francophonie à poursuivre ses initiatives dans les États en transition avec les efforts des membres et avec la collaboration avec les organisations internationales partenaires.
L’accompagnement des processus électoraux est une priorité pour permettre la tenue d’élections libres, fiables et transparentes. L’observation d’élections, par la Francophonie en Tunisie, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo et à Madagascar  illustrera cet engagement dans les prochains mois. Un engagement coordonné dans les pays de la Francophonie est à cet effet nécessaire pour éviter tout risque de chevauchement et de double emploi.
L’émergence de solutions de sortie de crise et de réconciliation est activement soutenue pour contribuer au retour à la paix et à l’instauration d’une démocratie durable et d’une vie politique apaisée. Pour promouvoir ce processus, les actions concrètes en faveur du pluralisme des médias et de la garantie de la liberté d’expression, des droits humains et de la justice pénale internationale doivent être poursuivies.
Une évaluation du soutien aux transitions politiques majeures sera effectuée lors de la 27e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie, les 1er et 2 décembre à Paris, sous la présidence suisse.