Dans ce budget, il fallait d’abord mettre en avant une étude pour attaquer la source des problèmes sociaux auxquels nous faisons face et non pas venir avec des mesures répressives pour essayer de les contrecarrer. Je constate aussi qu’il n’y a eu aucun équilibre entre le social et l’économie. Il ne reflète en rien ce point. C’est un budget avec des mesures cosmétiques. Sur plusieurs points, l’on relève de la privatisation à outrance. Il est loin de nos attentes, même si un effort a été fait pour les Petites et moyennes entreprises. Au final, c’est la population qui est le plus grand perdant au profit des patrons.
Au lieu d’annoncer la réduction de la TVA sur les denrées alimentaires, le ministre des Finances annonce une baisse sur les produits cosmétiques alors que ce n’est pas une nécessité pour les Mauriciens. D’autre part, la hausse du prix des SMS va à l’encontre de la politique de Maurice île Durable (MID). Nous devrions encourager la population à utiliser encore plus ce moyen de communication. Cette mesure est une contradiction avec la politique MID.
Finalement, il était temps qu’une allocation annuelle soit versée aux écoles primaires pour améliorer l’environnement et l’infrastructure car beaucoup d’établissements ont des manquements qui vont à l’encontre des dispositions du Health and Safety.
Il y a des réformes dans la Fonction publique pour satisfaire la population. Des discussions auraient cependant dû avoir lieu entre les syndicats et le ministre avant de prendre la décision de travailler les samedis. Une telle déclaration ne peut être faite de cette façon. Il s’agit d’une déclaration politique. Il faut voir comment cette mesure sera appliquée. Cela engendrera une révision du service.