L’Administration des Droits Artistes Musique (ADAM) invite le ministère de la Culture à inclure une clause dans le Copyright Bill pour rééquilibrer les diffusions musicales à la radio. Cette société dit également accueillir favorablement la proposition pour la gestion des individual rights dans ce même projet de loi.
L’introduction d’une nouvelle loi sur le copyright est bien accueillie par l’ADAM qui regroupe des artistes de différentes expressions. Selon Jean-Noël Bridiane, le porte-parole, le draft du Copyright Bill actuellement en circulation répond en majorité aux demandes de l’ADAM. On sait que le ministère des Arts et de la Culture a invité les différents partenaires à soumettre leurs propositions à la nouvelle loi avant sa présentation au parlement.
Estimant que l’espace musical à Maurice est « envahi » par la musique étrangère, qu’elle soit européenne ou indienne, l’ADAM demande l’introduction d’une clause pour rééquilibrer la diffusion à la radio et sur la plateforme digitale.
Pour Jean-Noël Bridiane, l’utilisation des chansons locales sur les réseaux de téléphone mobile était une source de revenus pour les artistes, qui souffrent du piratage. Or, depuis qu’une plainte a été faite à la police il y a deux ans, Emtel a décidé de retirer toutes les chansons locales de son réseau. « Ce sont les artistes qui sont les plus grands perdants. »
Quant à Orange, même si le réseau propose toujours des funtones de musique locale, la proportion est nettement inférieure aux musiques européennes et bollywoodiennes. Un rééquilibrage permettrait un meilleur partage de cette plateforme, estime Jean-Noël Bridiane.
De même, l’ADAM réclame d’une clause soit introduite pour protéger le cinéma à Maurice. « La nouvelle loi devrait imposer des conditions pour la vente de films sur le marché local. Nous suggérons d’attendre un minimum de 15 jours après la projection d’un film au cinéma pour autoriser la vente de son DVD. »
Par ailleurs, l’ADAM accueille favorablement la proposition du Copyright Bill concernant les individual rights. « Le détenteur des droits devrait être libre de gérer ses propres droits ou de les confier à une société comme c’est le cas actuellement avec la MASA. Cela permettrait plus de transparence. »
Toutefois, l’ADAM dit être sur la même longueur d’onde que la Mauritius Society of Authors (MASA) concernant la nécessité de publier les nouveaux tarifs dans la Government Gazette.