Davantage de présence policière à la gare Victoria et la gare du Nord. C’est ce que réclame le Front Commun des Commerçants de l’île Maurice aux autorités. Pour appliquer encore plus le law & order, Raj Appadu, président de l’association, suggère que des éléments de la Special Supporting Unit (SSU) soient déployés dans ces régions stratégiques aux heures de pointe.
Raj Appadu décrie le manque d’effectifs au sein de la force policière pour maintenir le law & order à Maurice, que ce soit pour le contrôle des marchands de rue ou pour la sécurité de la population. « Le poste de police de Trou-Fanfaron opérait auparavant avec 96 policiers d’après un système de roster, mais ce chiffre a, hélas, diminué avec moins d’éléments », déplore le président du front commun des commerçants. Le constat est le même pour le poste de police du marché central et des Line Barracks, selon ce dernier. « Beaucoup ont été recrutés pour faire partie de la VIPSU », est-il d’avis. D’où l’appel au Premier ministre de revoir le recrutement dans la force policière et de s’assurer qu’il y ait un nombre suffisant d’éléments sur le terrain pour maintenir l’ordre et la discipline.
Raj Appadu cible particulièrement la gare routière du Nord et celle de Victoria et suggère que des éléments de la SSU soient déployés dans ces régions de 14 h à 17 h, soit après les heures d’école et à la sortie des bureaux. « Ces deux gares sont devenues des endroits très dangereux. Nous avons été témoins à plusieurs reprises d’agressions sur des policiers », décrie notre interlocuteur, qui mène un combat depuis plusieurs années contre la présence de marchands ambulants dans les villes.
Raj Appadu, qui continue de réclamer la démission du ministre des Collectivités locales Anwar Husnoo, veut en effet des mesures radicales contre la présence des marchands de rue. « La situation est restée la même depuis que le ministre est là. Les choses stagnent », déplore-t-il. Ce dernier souhaite par ailleurs que les élections municipales se tiennent au plus vite. Le président du FCCM en veut en effet à certains conseilleurs municipaux qu’il accuse de « tolérer » les marchands ambulants.