Quatorze ans après la mise en opération d’un planétarium mobile avec un dôme gonflable, le Rajiv Gandhi Science Centre (RGSC) s’apprête à franchir une nouvelle étape avec la construction prochaine d’un autre dans un bâtiment permanent à Pamplemousses. L’annonce a été faite par son directeur Aman K. Maulloo, hier. C’était lors de son intervention à l’occasion du Rajiv Gandhi Memorial Lecture, présentée par Graham Durant, le directeur de Questacon, centre scientifique d’Australie.
Au Mauricien, Aman K. Maulloo précise qu’une délégation du National Council of Science Museums (NCSM) du gouvernement indien sera bientôt à Maurice pour une visite des lieux en vue du démarrage des travaux.
L’annonce vers la concrétisation de ce projet a été évoquée en mars dernier à travers la publication d’un avis de recrutement d’un Project Manager à la fois pour la construction du planétarium et pour l’extension du bâtiment abritant le centre de science à Bell-Village afin d’y construire deux nouvelles galeries.
Dans cet avis de recrutement, le RGSC rappelle que le projet fait suite à la signature d’un accord-cadre avec le NCSM de l’Inde. L’accord prévoit que le gouvernement mauricien soit responsable de l’allocation d’un terrain pour abriter le planétarium et que le gouvernement indien pourvoit l’expertise technique pour sa concrétisation.
Le RGSC comme tout centre de science à travers le monde a pour objectif d’éveiller la conscience scientifique des petits et grands à travers leurs participations à diverses activités de découverte. Dans cette optique, le RGSC avec le soutien du NCSM a démarré ses activités en 2000, avant même la construction du centre de Bell-Village. Suite à la formation d’une première équipe de six personnes en Inde en 1999, le RGSC a commencé par proposer des outreach programs. Ainsi, l’équipe sillonnait les établissements scolaires avec un muséobus – la Mobile Science Exhibition Unit – et un planétarium gonflable offerts par le NCSM pour susciter l’intérêt des élèves pour la science et leur faire découvrir le ciel de Maurice à des heures spécifiques.
En novembre 2004, le centre de Bell-Village voit le jour avec des galeries proposant de découvrir l’évolution de l’univers, le système solaire, la terre et l’origine de Maurice et les principales ressources de l’île — textile, tourisme, agriculture, énergie. Des activités, des expositions interactives amusantes et instructives, de même que des films documentaires et des quizz sont proposés. Au fil du temps, même si le muséobus ne se déplace plus et qu’une session d’observation du ciel se fait sur demande, le musée a consolidé son exposition par à travers des dons du NCSM.
Hier, le professeur Durant a offert une pièce au RGSC, une réplique d’une pièce artistique présentant un oiseau qui garde l’oeil sur soi peut importe où on se place. « The eyes don’t move but the exhibit tells what is going on in the brain », dit le professeur Durant. Celui-ci a proposé une conférence ayant pour thème « A world of Science centres » en présence du ministre de l’Éducation tertiaire, de la Science, de la Recherche et de la Technologie, Rajesh Jeetah et de Susan Coles, Haute-commissaire de l’Australie à Maurice. Au cours de cette conférence, il a, entre autres, présenté Questacon. Et c’est avec un vif intérêt que les 200 enseignants et autres invités présents ont eu l’occasion de faire une expérience acoustique. Ce qui vient confirmer que « science centres create smiles across the world », comme le disait le professeur Durant.