Après plusieurs mois de silence, vous voilà de retour sur la scène publique grâce au projet de réforme électorale. Pouvez-vous nous en parler ?
Je suis intervenu en tant que citoyen du pays à la suite de la publication du rapport Carcassonne sur la réforme électorale. Ce rapport, à mon avis, contenait des faiblesses pour plusieurs raisons. Les auteurs du rapport n’ont pas adopté le bon processus. C’est la première fois qu’un rapport est produit sans aucune consultation avec les parties prenantes mauriciennes. Aucune proposition écrite n’avait été sollicitée. Avec pour résultat que le rapport comprend des manquements très graves. J’avais le choix entre continuer à rester tranquille comme je l’ai fait pendant 18 mois ou agir en tant que citoyen responsable, d’autant que j’ai travaillé sur ce sujet depuis dix, onze ans. J’ai même écrit une thèse de doctorat à ce sujet. J’ai finalement pris la décision d’intervenir. Sur les questions politiques ou économiques, on peut garder le silence parce que ce sont des sujets qui évoluent rapidement alors qu’une réforme électorale peut perdurer pendant trente ans. Il était donc de mon devoir d’intervenir.