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Le président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation, Rajenrah Ramdhean, réclame une loi anti-conversion…

Pour sa seconde sortie en 24 heures, le leader du Parti travailliste et ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, a confirmé son mood de reconquête du pouvoir politique. Intervenant lors des célébrations du Divali, organisées par la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation et le Triloknath Mandir d’Isidore Rose à Flacq, hier, en fin de journée, il s’est appesanti sur le fait que “nou ena enn responsabilite gagn eleksyon. Nou pa kapav pran risk. Seki dimounn pou le, sa ki pou kandida”.

Devant une assistance acquise à la cause du Labour, Navin Ramgoolam soutient que “personne n’est propriétaire d’une circonscription” et que son parti se présentera aux prochaines élections générales sans faire de compromis.  « Nou pou fer seki nou pe dir », assure-t-il. Appelant à l’unité de tous les Mauriciens, il révèle qu’il existe une mésentente au sein de son propre parti parmi ses membres.

“Kan eleksyon vini nou bizin uni. Pa get kast. Bizin aret fer reinion separe. Bizin pran dimounn pou dimounn. Dan nou mem zot koup zot kamarad”, a déclaré le leader du Parti travailliste, qui affirme vouloir adopter une politique de rupture. Il se dit contre le recensement ethnique recherché par certains dont des membres du clergé catholique. Il les qualifie de « diviseurs » et appelle à l’unité.

Quant à la nomination d’Ammanah Saya Ragavoodoo, avouée, au sein de l’Electoral Supervisory Commission, Navin Ramgoolam qualifie cela de « scandale ». Selon lui, cette commission est censée être indépendante, et il s’interroge sur la motivation derrière cette nomination de Lakwizinn du PMO.  « Ena kiksoz pe trame par deryer », devait-il laisser entendre.

Le leader du PTr avance qu’une fois qu’il sera au pouvoir, les petits planteurs deviendront les propriétaires des usines qui génèrent de l’énergie. « Il ne faut pas uniquement chercher de l’argent ». Faisant allusion à dix leçons principales du Ramayana, il demande à ne jamais accepter une chose qu’on ne mérite pas. « Mem si pe trike pe donn ou, bizin dir non », dit-il. Par ailleurs, il demande à être vigilant et prudent à cause des « Judas » qui sont présents.
Navin Ramgoolam a aussi été critique envers le gouvernement qui avait promis de l’eau 24/7. Sur un ton ironique, il soutient que l’eau est obtenue 24/7. Au sujet d’avoir été choisi par la MSDTF comme invité d’honneur pour la cérémonie, il avance que rien ne se passe par hasard.

Le président de la MSDTF, Rajenrah Ramdhean a été très critique contre les pentecôtistes qui, selon lui, obligent les gens à se convertir. « Dimounn ena so drwa konverti mais pa gagn drwa fors li ek donn li kas », dit-il en lançant un avertissement à cet effet. « Bizin amenn lalwa pou aret sa », ajoute-t-il.

Rajenrah Ramdhean reproche au Premier ministre, Pravind Jugnauth d’avoir accepté de rencontrer les dirigeants pentecôtistes mais a refusé d’être présent à la célébration de Divali sous l’égide de la MSDTF , regroupant 300 temples. Il n’épargne pas le gouvernement au sujet des temples hindous qui ont été récemment saccagés. « Mandir pe kase me pa pe fer narien. Bizin pini bann ki pe kraz bann tamp me ziska ler pa ankor ariv narien », déplore le président. Il dit avoir demandé au gouvernement d’acheter des caméras de surveillance mais rien jusqu’à présent.

Rajenrah Ramdhean a aussi utilisé sa plateforme pour reprocher au gouvernement le manque d’eau dans les temples à l’occasion du Doorga Pooja alors que, dit-il, « gouvernma ti promet pou donn delo 24/7 ».

Il fait également ressortir que la MSDTF ne perçoit pas un grand financement de la part du gouvernement; et que tout l’argent est distribué entre les temples et une partie est dirigée vers l’administration de la fédération.
La présence de Pradeep Jeeha et celle de l’ambassadeur japonais Yoshiro Kato ont aussi été remarquées. Le leader du PTr était accompagné de son épouse Veena Ramgoolam.