Le PMSD n’est pas au courant de bon nombre de choses, a déclaré ce matin le Premier ministre Navin Ramgoolam, invité par la presse à commenter la déclaration du secrétaire général du PMSD, Jacques Panglose, selon laquelle il n’était pas au courant de l’institution du comité mixte pour rédiger le texte de loi sur la réforme électorale.
«Je vois que le PMSD veut réécrire l’histoire. Sorry. Le tourisme est l’oeuvre de sir Seewoosagur et d’Amédée Maingard pas celui du PMSD. La zone franche s’est développée après », a lancé Navin Ramgoolam. « Qu’est-ce qu’ils ont dit après ? Bondie kone », a dit Navin Ramgoolam. De toute façon, a-t-il fait comprendre, il rencontrera le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, au Cabinet demain et a observé qu’il entretient de bonnes relations avec le parti bleu. « Le PMSD a envoyé ses propositions. Il sait que nous ne sommes pas d’accord avec le seuil d’éligibilité de 5% au PR. C’est impossible, nous ne pouvons descendre en dessous de 10% », a dit le Premier ministre qui a affirmé ne pas saisir pourquoi le PMSD veut utiliser le recensement de 2011. «Nou pas dakor manier li pe fer », a-t-il ajouté.
« Nous avons la volonté de mettre en oeuvre la réforme électorale mais c’est une chose compliquée dans la loi. Il faut savoir comment le faire. C’est cela qui prend du temps », a affirmé aujourd’hui le Premier ministre. Il faut savoir ce que le gouvernement veut et ce que les autres veulent, a-t-il dit. C’est la raison pour laquelle une équipe a été instituée, a souligné le Premier ministre en précisant que la première réunion a eu lieu dans son bureau. «Accordez-moi ce crédit », a-t-il insisté.
Pour le Premier ministre, les problèmes ne sont pas insurmontables. Nous sommes très heureux de savoir que l’ancien Attorney General, Alan Ganoo siège sur le comité pour apporter son aide.
Le chef du gouvernement a expliqué que c’est le bureau de l’Attorney General qui travaille la législation.
S’agissant des relations entre le Ptr et le MMM, le Premier ministre a fait la remarque suivante: «Pourquoi nous discutons parce que sans nous rien ne peut se faire ». Il a précisé que la priorité actuelle est la réforme électorale. Cependant, il faudra également procéder à la Deuxième République «parce qu’elles sont liées». Il s’est déclaré très optimiste au vu du travail systématique. «Make no mistake, si MMM et Ptr tom dakor tou bann pesimist bizin rode enn poto pou apandan », a mis en exergue Navin Ramgoolam.