source photo : rpsss.edu.govmu.org

Le Ramsoondar Prayag SSS a connu une journée sombre jeudi. Peu avant l’incendie qui a éclaté dans une salle servant d’entrepôt, un élève a eu un scalpel enfoncé dans son corps lors d’une bagarre entre deux groupes d’élèves. L’incident s’est produit dans la cour du collège vers 11 h 00.

Deux hauts responsables de la “Zone Directorate” Port-Louis/Nord se trouvaient alors dans l’établissement pour une inspection de routine. L’élève a été transporté à l’hôpital du Nord par des enseignants. Il y a subi une opération, a-t-on appris. Le ministère a enclenché une enquête.

Des enseignants de même que des élèves de ce collège d’État du Nord ont été choqués par ces deux incidents qui ont secoué hier leur établissement. S’agissant de l’agression, selon des témoignages, une bagarre aurait éclaté entre deux groupes d’élèves depuis le début de la semaine et le conflit aurait dégénéré hier. Cet incident s’est produit en dehors des heures de récréation et pendant que l’assistant directeur et l’administratrice de la “Zone Directorate” visitaient l’établissement. « Le ministère a été informé immédiatement du problème et nous suivons cette affaire de près.

La “Zone Directorate” mène une enquête et la police aussi a ouvert une
enquête », a déclaré au Mauricien un responsable du ministère de l’Éducation.
Par ailleurs, l’Education Officers Union, « choquée » d’une part par la fréquence des cas de violence entre élèves et de l’autre par la gravité de certains cas, lancent un nouvel appel au ministère de l’Éducation pour convoquer une réunion de tous les “stakeholders” du secondaire pour discuter du problème. « Il ne faut pas se voiler la face, l’in- discipline des élèves et le com- portement violent de certains élèves sont un réel problème dans certains collèges d’État et privés. Il y a quelque chose de plus profond à ce mal et il faut crever l’abcès.

Après les prochains examens du SC/HSC, le ministère devrait réunir tous les “stakeholders” pour discuter et dégager une stratégie de prévention de la violence chez les jeunes », espèrent les dirigeants de l’EOU. Selon ces derniers, certains élèves viennent au collège uniquement pour avoir le taux de 90% de présence afin de bénéficier de la subvention gouvernementale pour les frais d’examens de Cambridge mais ne s’intéressent guère aux études. « Certains disparaissent de la classe et arrivent à échapper à la vigilance des responsables de l’école » disent des enseignants.