Jayen Chellum

L’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) souhaite que le gouvernement prenne les dispositions nécessaires pour rapatrier les Mauriciens bloqués à l’étranger. Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha, Jayen Chellum attire l’attention sur des citoyens travaillant en Éthiopie et au Kenya, et dont l’employeur est disposé à assurer tous les frais de rapatriement et d’hébergement pour la quarantaine.

D’emblée, Jayen Chellum rappelle que le gouvernement a déjà ouvert l’espace aérien pour rapatrier des compatriotes bloqués en France et en Afrique du Sud, notamment, ainsi que pour laisser des étrangers rentrer chez eux. Il se demande ainsi pourquoi il n’y a aucune réponse du gouvernement aux requêtes de l’homme d’affaires Heman Boodia, vice-président d’une compagnie textile opérant au Kenya, qui souhaite rapatrier 26 de ses employés. Ces derniers se trouvent actuellement au Kenya et en Éthiopie. Le secrétaire de l’ACIM explique : « La compagnie est prête à affréter un avion de Kenya Airways pour rapatrier ces Mauriciens. Ils sont également prêts pour tous les tests et autres recommandations, comme la ‘social distancing’.

Le gouvernement n’aurait rien à payer. Il ne faut que son autorisation pour que l’avion puisse atterrir à Plaisance. »

Jayen Chellum déplore le fait que le ministre Bodha n’ait jamais répondu à cette requête, « à part un bref message sur Facebook, mais sans aucun suivi ». Il ajoute que Kenya Airways, à travers son représentant à Maurice, a déjà soumis tous les documents nécessaires pour les passagers concernés. « La situation se complique au Kenya, où l’on commence à connaître des pénuries alimentaires. De même, les vols sont en train d’augmenter.

Ce qui expose nos compatriotes à plus de stress et les rend vulnérables. »
Ce dernier dit ne pas comprendre pourquoi le gouvernement mauricien ne réagit pas et laisse ses compatriotes en détresse dans ces pays. « Si jamais il y a des conditions qui n’ont pas été respectées jusqu’ici, on peut au moins tenir ces compatriotes au courant afin qu’ils fassent le nécessaire. S’il y a un problème au niveau de la quarantaine, j’ai appris également que l’employeur était prêt à assumer les frais nécessaires. » Jayen Chellum souhaite que le gouvernement fasse preuve de « compréhension » envers nos compatriotes, « comme il l’a fait pour d’autres, bloqués dans d’autres pays ».