Le dernier rapport du département d’État sur la situation des Droits de l’Homme dans le monde en 2013, publié hier, relève que la liberté d’expression n’est pas toujours respectée à Maurice.
Le rapport indique que la presse indépendante dans l’île a été très active et a exprimé une large variété de vues. Toutefois, est-il constaté, elle s’est heurtée à certaines restrictions. Ainsi, le rapport souligne que la police a foulé le bureau ainsi que la résidence d’un journaliste après que le directeur de la TEC se soit plaint de « publication de fausse nouvelle ». Un journaliste a été arrêté et l’enquête se poursuivait au début de l’année. Il rappelle que le chanteur Nitin Chinien a été arrêté l’année dernière pour avoir supposément tenu des propos menaçants à l’encontre du Premier ministre et pour violation de l’ICTA Act en postant une vidéo en ligne pour dénoncer ses conditions de travail. Il a été placé dans une prison à haute sécurité avant d’être libéré sous caution au début de décembre.
Le rapport fait également mention du boycott publicitaire de certains titres de presse. D’autre part, le rapport souligne que la seule télévision locale est sous le contrôle du gouvernement. « The government owns the sole domestic television network, MBC TV, and opposition parties and media commentators regularly criticized the station for its pro-government bias and allegedly unfair coverage of national assembly debates. International television networks were available by subscription or via cable box. Stringent limitations on foreign investment in local broadcast media contained in the Independent Broadcasting Authority Act of 2000 are a deterrent to the establishment of independent television stations », note le rapport.
Au chapitre de la corruption, le rapport reprend les Worldwide Governance Indicators de la Banque mondiale, selon lesquels le gouvernement a été « less effective in combating corruption in 2012 than in 2011, underscoring that corruption remained a problem ». Sur 84 plaintes de corruption formulées contre les officiers de police, seulement 37 font toujours l’objet d’enquête. Les autres ont été abandonnées fautes de preuves. Seulement six officiers ont été suspendus pour corruption.
Au chapitre de la violence domestique, le rapport fait mention des accusations faites par les ONG qui reprochent à la police d’être inefficace. « According to women’s rights NGOs, police were not always effective in protecting domestic violence victims who had been granted protection orders from a court. As of September 1, more than 5 900 domestic violence cases were reported and most of these cases were prosecuted, but firm figures on the number of prosecutions were unavailable during the year. Crimes including assault, such as aggravated assault, threats, and blows are prosecuted under the Criminal Code, but law enforcement recordkeeping does not always indicate whether they are linked to domestic violence », observe le rapport du département d’État américain.
Le rapport relève également la surpopulation dans les prisons ainsi que quelques abus des droits de l’homme par la police. Il observe également que la pauvreté est plus récurrente chez les créoles.