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Le rapport du directeur de l’Audit pour l’exercice financier se terminant au 30 juin de l’année dernière, disponible sur le site web du National Audit Office, dénonce que pour les trois dernières années financières, le gouvernement a littéralement vécu à crédit. Ainsi, pour le dernier exercice financier, les emprunts publics sont devenus la deuxième source de financement des dépenses publiques, soit Rs 27,8 milliards, représentant 20% des revenus.

Ce chiffre de Rs 27,8 milliards confirme la tendance des deux précédents exercices, avec Rs 25,9 milliards de Borrowings en 2016/17 et Rs 25,7 milliards en 2017/18. « During the past three financial years, government was highly dependent on borrowings to finance its expenditure. Borrowings ranked second as a source of government revenue and represented some 20 per cent of total revenue for the year ended 30 June 2019 », note d’emblée le rapport de l’Audit. Les recettes fiscales ont été de l’ordre de Rs 98,3 milliards au cours de la même période.

De par cette performance, l’exercice financier s’est soldé avec un déficit record de Rs 11 milliards, contre Rs 1,2 milliard pour le précédent. L’on constatera que les dépenses ont été de l’ordre de Rs 147,2 milliards contre des revenus de Rs 136,1 milliards au 30 juin dernier. Cette progression de 8,3 % des dépenses s’explique par une augmentation d Rs 1,7 milliard de la masse salariale, de Rs 1,9 milliard des allocations sociales, de Rs 1,3 milliard au titre du paiement des intérêts et de Rs 4,9 milliards pour le remboursement de la dette publique.

Au 30 juin dernier, la dette publique était de Rs 320,6 milliards, représentant 65,3% du PIB avec la dette des entreprises publiques progressant de Rs 6 milliards pour atteindre Rs 35,6 milliards.
Le rapport de l’Audit, qui est signé de Sunil Romooah, revient sur les 328 pages avec un chapelet de dénonciations pour « lack of oversight on financial reporting », « lapses in procurement proceedings »,  « deficiencies in project management and contract administration »,  « shortcomings in revenue management and ineffective debt recovery procedures » ou encore de « weaknesses in asset management ».

Consultez l’intégralité du rapport ici : [DOCUMENT] Le rapport de l’Audit 2018-2019