Le ministre des Affaires étrangères a préconisé ce matin une approche pragmatique en ce qui concerne les investissements et le commerce en Afrique. « Il nous faut adopter une approche pragmatique et développer des relations avec les pays aux vues similaires au nôtre dans un premier temps avant de s’ouvrir vers d’autres pays », a déclaré Arvin Boolell dans un discours prononcé à l’occasion de lancement de l’Economic Report on Africa, par la commission économique pour l’Afrique.
Le rapport pour cette année a pour titre Une politique industrielle dynamique en Afrique. Arvin Boolell a insisté sur le fait que les opérateurs mauriciens ne doivent pas éparpiller leur énergie et au contraire concentrer leurs activités dans des secteurs où Maurice a un avantage compétitif. Il a cité en exemple les relations développées ces derniers temps avec le Ghana. Il a aussi insisté sur l’expertise acquise par les Mauriciens dans le domaine de la production sucrière et de l’industrie cannière. L’expérience acquise à Maurice peut être partagée avec plusieurs pays africains, a dit le ministre. Il a aussi observé que si le Lesotho s’est doté d’une industrie textile très développée c’est grâce à l’expertise mauricienne, a-t-il dit. Les relations économiques et commerciales avec les pays africains passent, selon le ministre, par une politique claire en matière de facilitation du commerce. Toutefois, a insisté le ministre des Affaires étrangères, il y a encore un long chemin à parcourir avant que Maurice puisse devenir une vitrine de développement pour l’Afrique. Il a insisté sur la nécessité de réunir le secteur privé et le secteur public ainsi que les autres acteurs de développement dont les syndicats et les organisations non-gouvernementales afin que les informations appropriées puissent circuler. De plus, il faut que les pays concernés affichent une volonté ferme de lutter contre la corruption et la fraude.
Hopestone Chavula, Economic Affairs Officer à l’United Nations Commission for Africa, a lui aussi insisté sur la nécessité pour les investisseurs et les opérateurs étrangers de prendre en compte les plans de développement des pays africains concernés et les ressources dont ils disposent et les besoins respectifs. Le rapport cite Maurice comme pays qui démontre que les « high level coordination failures can be overcome throuh the state’s dedication to strong representation of all stakeholders and explicit creation of systems of coordination ». Maurice est également un exemple dans le sens où elle démontre que « systematic representation of the private sector is important to IPO success because it does not only tailor goals to the changing needs of the private sector but also promotes ownership and confidence in industrial policy ». Le rapport ajoute également que « Mauritius has achieved successful industrial outcomes through the structural dialogue created between government public IPOs and Private shareholders ».