Le rapport du visiteur Dev Manraj sur la restructuration de l’Université de Maurice a été présenté au Conseil d’administration de l’institution jeudi dernier. Lors de cette rencontre le board a décidé de demander au bureau du Premier ministre de publier ce document dont le contenu est jusqu’à l’heure confidentiel. Sur le campus de Réduit, alors que les spéculations ne manquent pas, tout le monde se dit anxieux et souhaite prendre connaissance du contenu du rapport.
Lors du special counting meeting de jeudi dernier, il a finalement été décidé de demander au Premier ministre de rendre public le rapport du visiteur Dev Manraj. Jusqu’ici, seuls les membres du Council ont pu prendre connaissance du rapport, qui est strictement sous official secrets, en attendant que le PM en décide autrement. Rappelons qu’alors que les deux premiers rapports du visiteur Dev Manraj traitaient des problèmes des étudiants en pharmacie et de la légalité de l’UoM Trust, son troisième et dernier rapport devra faire la lumière sur le projet de restructuration sur le campus de l’UoM, idée qui a été évoquée il y a 25 ans par Dev Manraj lui-même, alors visiteur de l’institution pour une première fois.
Sur le campus de Réduit, depuis vendredi, c’est l’appréhension totale car tout le monde se dit anxieux du contenu du rapport. « Il y a des spéculations mais nous ne savons pas du tout ce qu’il y a dans le rapport. Nous pensons qu’il est grand temps qu’il soit rendu public pour enfin enlever ce suspense qui dure depuis assez longtemps maintenant », soutient-on. Rappelons que cette restructuration a pour but de décentraliser les responsabilités à tous les niveaux, y compris en ce qui concerne les cinq facultés. Dans un premier temps, cette restructuration permettra d’améliorer l’efficacité de l’administration tout en diminuant la lourdeur administrative. Toutefois, ce projet de décentralisation n’implique pas nécessairement des coûts additionnels en termes financiers ou de ressources humaines. Le plan vise simplement à assouplir les postes à responsabilité de manière à maximiser la bonne gouvernance afin que personne ne puisse jouir d’une quelconque autorité qui pourrait être perçue comme un conflit d’intérêt. Il préconise ainsi de nouveaux postes, une redéfinition de ceux existants pour décentraliser les responsabilités et une réallocation des tâches.