Maurice figure dans le peloton de tête des cinq pays insulaires en développement (SIDS) en termes de flux d’investissements directs reçus dans l’île et des investissements mauriciens à l’étranger selon le rapport sur l’investissement dans le monde 2013 publié hier. Le groupe des SIDS comprend 29 pays.
Maurice a conclu jusqu’ici 39 accords pour la promotion et la protection des investissements et 43 accords de non double imposition. Les autres pays en tête sont Trinidad et Tobago, la Jamaïque, le Bahamas et Barbados. Le rapport sur l’investissement dans le monde publié annuellement par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) cite les efforts effectués par Maurice pour diversifier son économie. « Among African SIDS, Mauritius has diversified from an economy focused on agriculture, tourism and garments towards offshore banking, business outsourcing, luxury real estate and medical tourism. Mauritius offers investers the advantage of an offshore financial centre in Indian Ocean, with substantial network of treaties and double taxation avoidance agreements, making it a gateway for routing funds into Africa and India », note le rapport.
Par ailleurs, le rapport souligne que les flux mondiaux d’investissement étranger direct (IED) ont diminué de 18 % en 2012, pour s’établir à 1 350 milliards de dollars des États-Unis. Une véritable reprise de ces flux prendra plus de temps qu’escompté en raison de la fragilité de l’économie mondiale et du climat d’incertitude générale, d’après l’enquête annuelle de la CNUCED sur les tendances de l’investissement.
D’après les prévisions de la CNUCED, l’IED en 2013 devrait rester proche du niveau enregistré en 2012, dans une fourchette haute de 1 450 milliards de dollars. Si, à moyen terme, les conditions macroéconomiques s’améliorent et les investisseurs reprennent confiance, les sociétés transnationales (STN) pourraient convertir une partie de leur liquidités pléthoriques en nouveaux investissements. Les flux d’IED pourraient alors se chiffrer à 1 600 milliards de dollars en 2014 et 1 800 milliards de dollars en 2015. Toutefois, des facteurs tels que les faiblesses structurelles du système financier mondial, une possible détérioration de l’environnement macroéconomique et un lourd climat d’incertitude dans des domaines d’une importance cruciale pour la confiance des investisseurs pourraient conduire à un nouveau recul des flux d’IED, d’après le rapport.
Ce sont les pays en développement qui, en 2012, ont accueilli le plus d’IED. Pour la première fois dans l’histoire, ils ont absorbé davantage d’IED que les pays développés, à savoir 52 % des flux mondiaux. Le rapport fait observer que les flux d’IED vers ces pays ont néanmoins légèrement diminué (de 4 %), pour s’établir à 703 milliards de dollars, deuxième niveau record jamais enregistré. Parmi les régions en développement, les flux vers l’Asie et l’Amérique latine et les Caraïbes sont restés à des niveaux historiquement élevés, mais leur croissance s’est ralentie. Les flux d’IED vers l’Afrique ont augmenté en 2012 comme en 2011. Le rapport note également une progression dans les petits pays économiquement et structurellement faibles, lesquels englobent les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement.