« Que SAJ réclame un Fact Finding Committee ! ». Tels sont les propos de Rashid Imrith, président de la Fédération des syndicats du secteur public à un point de presse ce matin à Port-Louis. Commentant le discours présidentiel à l’occasion de la fête de Noël, il soutient que pour déterminer le degré de fraude et de corruption, qui gangrènent la société, il est important que les fonctionnaires, qui ont des informations, puissent déposer.
« Sir Anerood Jugnauth bisin reklam enn FFC pou ki bann fonksioner ki ena renseignma kapav depoze san ki bann sanksion pran kont zot. Li bisin fer sa demann avek Navin Ramgoolam ek si PM refize SAJ bisin vinn an piblik ek dir kifer so reket finn refize », a déclaré le président de la Fédération des Syndicats du Secteur Public (FSSP) ce matin au siège de la fédération au Jade Court, Port-Louis. Intervenant à un point de presse, M. Imrith a souligné que les propos de SAJ doivent être soutenus par des faits concrets et par des preuves. D’ailleurs, déclare-t-il, plusieurs courriers ont été envoyés dans le but d’interpeller les principaux responsables sur la situation dégradante qui règne au sein de la fonction publique. Parmi, celui du 22 mai 2008 adressé à Ally Mansoor, secrétaire financier, celui du 14 juillet 2011 à Ashit Gungah, ministre de la Fonction publique d’alors, un autre datant du 29 juillet 2011 adressé au VPM Rashid Beebeejaun, occupant temporairement le fauteuil de ministre de la Fonction publique, après la démission en bloc des ministres du MSM, et celui du 26 août pour Sutyadeo Moutia, ministre de la Fonction publique. Le dernier document en date fait quant à lui état de « unsigned e-mail instructions ; problems raised in the report of the Director of Audit on the accounts of the Republic of Mauritius for the year ended 31 december 2010 and appointment of officers on Bid Committees ; irregularities and non observance of established procedures in the civil service due to inadequate general services staff ».
La FSSP réclame une rencontre avec le président de la République afin de discuter des points avancés lors de son message de Noël. Une lettre en date du 26 décembre fait état des intentions de la fédération à ce sujet. Dans cette correspondance, Rashid Imrith indique d’ailleurs que la FFSP s’est toujours sentie concernée par la fraude et la corruption dans le pays. « It is always urging for actions against misusing their official status to make abuse of public funds and measures to prevent fraud and corruption in the public service », déclare le signataire. Parmi les points également soutenus : le « full proof treasury system that has the characteristics to prevent fraud and corruption in the management of public funds ». « Ena dimounn mor ki ankor pe gagn lapey ek zot fami ape gagn kass. Ena bann seki finn pran retret ki pe gagn kass pension ek lapey », avance Rashid Imrith. Le président de la FSSC demande à ce que des actions concrètes soient prises pour une réduction de fraude et de corruption dans le pays. Et d’insister pour un secteur public « libre » où primera la bonne gouvernance et où le rôle, les responsabilités et les limites d’interventions des politiciens et advisers seront clairement définis. Et de conclure : « Limportan se pa fet fin dane se met lord dan sekter piblik. Bisin tir dout dan latet bann fonksioner. »