Rashid Imrith

La Federation of Public Sector and Other Union (FPSOU) a organisé ce matin son assemblée générale annuelle. Trois revendications étaient au programme pour l’occasion. Le président, Rashid Imrith, a réitéré sa demande pour le paiement de trois « increments » à tous les fonctionnaires à partir de janvier prochain, en lien avec l’application du salaire minimum. De même, il réclame la dissolution du ministère de la Fonction publique et la publication du rapport du PRB en 2019 au lieu de 2020.

Pour Rashid Imrith, la National Wage Consultative Council Act (NWCCA) fait provision pour un réajuste- ment des salaires, suivant la mise en application du salaire minimum. Or, souligne-t-il, un an après, « aucun travail administratif n’a été fait à ce sujet ». Ainsi réclame-t-il trois « increments » à tous les fonctionnaires à partir de janvier de l’année prochaine, soit tout juste un an après l’entrée en vigueur du salaire minimum. Cette mesure, dit-il, concerne 83 000 fonctionnaires, incluant des travailleurs des corps parapublics et des collectivités locales.

Rashid Imrith ajoute avoir écrit au Premier ministre en février de cette année pour réclamer un exercice de réa- justement des salaires afin de corriger des « distorsions » causées par le salaire mini- mum. « Le 6 mars, nous avons reçu une lettre du PMO disant que le dossier avait été référé au ministère de la Fonction publique. Nous avons par la suite écrit à ce ministère le 13 mars pour demander où en sont les choses. Malheureusement, à ce jour, nous n’avons aucune indication. »

C’est l’une des raisons qui poussent le président de la FP- SOU à réclamer la dissolution du ministère de la Fonction publique. « Ce ministère n’œuvre pas en faveur des fonctionnaires, comme cela aurait dû être le cas. Nous demandons qu’il soit dissous et qu’une unité “establishment” soit introduite sous le PMO. Ainsi nous n’aurons pas à nous adresser à gauche et à droite pour nos requêtes. Nous nous adresserons directement au Premier ministre. » Rashid Imrith dit avoir également écrit au ministre du Travail à ce sujet. « Le ministre Callichurn nous a déjà répondu, disant qu’il a écrit au Pay Research Bureau à ce sujet. », Or, ajoute Rashid Imrith, ce cas ne concerne pas le prochain rapport du PRB, mais un réajustement suivant l’application du salaire minimum. D’où sa demande pour les trois « increments ».

Concernant le rapport du PRB, Rashid Imrith réclame qu’il soit publié en octobre 2019, au lieu de 2020. « Cela n’a rien à voir avec les élections. C’est tout simplement que la fonction publique ne peut attendre cinq ans pour revoir la structure salariale. De plus, pour implémenter la Vision 2030 du gouvernement, il faut une bonne structure en place. »