La Federation of Public Sector and Other Unions a fait le point ce matin sur la situation des fonctionnaires et leur mécontentement face aux actions gouvernementales. Rashid Imrit qualifie leurs « privilèges » de « discriminatoires ».
Le président de la Federation of Public Sector and Other Unions (FPSOU) a fait part, lors d’une conférence de presse dans les locaux du syndicat, des « conséquences injustes » du rapport de Dev Manraj sur les fonctionnaires de son groupe syndical. Depuis la publication dudit rapport, le syndicaliste estime que le gouvernement « pe tourn le do ar fonksyoner ». A la suite de l’annonce du Premier ministre le 20 mai sur la façon dont le rapport devait être implémenté, c’est-à-dire in toto, comme les années précédentes, Rashid Imrit fait ressortir que ce principe n’a pas été suivi. Le rapport a en effet été implémenté en trois fois, soit en janvier 2013, 2014 et 2015. Rashid Imrit considère cette action comme étant « discriminatoire envers les “petits fonctionnaires”, sachant que les ministres, députés et haut gradés ont eu une augmentation salariale d’au moins 35%, payée “in toto” depuis janvier 2013. ». Il trouve anormale que les fonctionnaires soient payés « at discounted rate » et déplore cette « politique discriminatoire, car elle va à l’encontre de la philosophie de l’Equal Opportunity Commission ».
Rashid Imrit vient de plus mettre l’emphase sur les circulaires du 14 juillet envoyées aux chefs de départements afin d’envoyer leur représentations découlant du rapport Manraj au ministère de la Fonction publique. Ces mémoires ayant une date limite (le 14 août), le ministère de la Fonction publique a établi un comité pour étudier les soumissions des départements concernés, mais a mis à l’écart les syndicats concernés aussi par ces changements. Le président de la FPSOU lance un appel dans ce sens pour que le gouvernement « rétablisse une relation avec les syndicats et ce en envoyant une communication écrite concernant les mémoires afin de collaborer avec le comité du ministère de la Fonction publique ». Il ajoute : « Le gouvernement doit nous reconnaître comme une institution et ne peut pas nous écarter de ce genre de situation. »
La FPSOU se dit également « outrée » de voir que, jusqu’à présent, « aucune directive n’a été donnée par le gouvernement concernant le nouveau rapport du Pay Research Bureau (PRB) ; sans compter qu’en plus de cela, les postes de directeur et “deputy director” sont vacantes. » Le président syndical demande à ce que les directives nécessaires soient données afin que la date limite d’octobre 2015 soit respectée.
Concernant le ministère des Finances, Rashid Imrit déplore vivement la façon dont il opère pour implémenter le rapport Manraj. Ce dernier les accuse de « laisser dormir une centaine de demandes pour des duty free à la Mauritius Revenue Authority (MRA) et, donc, de bloquer toutes autres applications pour cette demande ». Il ajoute également qu’au lieu de gagner 90% de passage benefits, « le gouvernement paie uniquement 75% de passage benefits, sans compter que les dossiers stagnent toujours en attendant que le ministère des Finances se décide à faire bouger les choses ». La FPSOU lance un appel alarmant à Xavier-Luc Duval, lui demandant de « ne pas priver les fonctionnaires de leurs droits ».