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La police de Camp-Diable a ouvert une enquête pour “taking part in an unlawful assembly” contre certains parents d’élèves ayant fait un “sit-in” hier dans l’école primaire de la localité pour réclamer qu’un enseignant de langue orientale, qui a été transféré dans un autre établissement, soit réintégré à son poste.

Hier matin, une vingtaine de parents se sont rendus dans l’enceinte de l’école primaire de Camp-Diable pour manifester contre le transfert d’un professeur. En plus, ils ont empêché les élèves de regagner leurs classes et faisaient du bruit. Comme la situation était tendue et après une médiation qui n’a rien donné, le maître d’école a contacté les responsables de la zone 3 du ministère de l’Éducation. Et pour assurer la sécurité des enfants et du personnel enseignant, une équipe de police, avec à sa tête le surintendant Sookeea et l’ASP Surnam, a été dépêchée sur place. Les hauts gradés ont tenté de convaincre les parents de quitter la cour de l’école, mais sans succès.

Dans ces conditions, la police a informé les parents qu’ils risquaient d’être inquiétés en justice. Mais ces derniers continuaient à perturber les activités scolaires en lançant : « Nou pa pu bouzer depi isi tan ki nu pa gagn enn reprezantan minister vinn la ek don nu konfi rmasyon ki misie Haydar pu repran so travay dan lekol Camp- Diable ». Et d’ajouter : « Nou pa pe rod lager avek la polis ni nou pou fer dezord. Nou ape zis rod nou drwa et drwa nou bann zenfan pu gagn bon ledikasyon. »

La police a une nouvelle fois indiqué aux protestataires qu’une enquête policière sera ouverte par rapport à leur acte, mais ils ont maintenu leur “sit-in”. C’est peu avant midi que la situation s’est décantée lorsque les parents ont été informés que le ministère avait donné des instructions pour que l’enseignant regagne son ancien poste à l’école primaire de Camp-Diable à partir d’aujourd’hui.

Étant satisfaits de cette décision, les protestataires ont quitté l’établissement vers midi. La police a, elle, maintenu une présence à l’extérieur de l’établissement jusqu’à la fi n des classes, et également ce matin.

Selon nos renseignements, la situation était normale ce mercredi. Néanmoins, la police a ouvert une enquête sur la démarche des protestataires. Les enquêteurs avancent que deux d’entre eux seront convoqués bientôt pour donner des explications.