Voilà une dizaine d’années que les rave parties sont frappées d’interdiction à Maurice. Mais elles se poursuivent dans la clandestinité. Dans une ambiance psychédélique rythmée de musique electro, c’est une autre culture qui s’est développée chez les personnes en quête d’évasion dans un esprit de fraternité. Des drogues circulent certes, mais les habitués affirment qu’il faut se défaire des clichés véhiculés par la rumeur. Ils offrent une autre vision des rave parties…
D’accord, elles ne se prétendent pas aussi clean que le souhaiteraient les puristes. Mais ces free parties sont des espaces où la musique électronique réunit des gens ayant les mêmes intérêts sociaux, culturels et musicaux. “Cela se fait dans une belle ambiance. Nous sommes heureux de nous revoir et nous sommes animés par un esprit commun de fraternité, de liberté, de partage. Chacun s’amuse comme il l’entend, sans avoir à subir de pression.” Aucune règle quant à la tenue vestimentaire : “Certains font un peu plus attention. D’autres choisissent une tenue décontractée et des tongs. L’essentiel, c’est d’être à l’aise avec soi-même. Le principe, c’est la liberté.” Pendant que la musique du DJ électrise l’ambiance au milieu d’un décor psychédélique, “on trouve des gens qui dansent, qui s’amusent, qui s’asseyent, qui discutent. Chacun fait surtout ce qui lui plaît.” Voilà pour le côté pile.