Il n’y est pas passé par quatre chemins. Harish Boodhoo estime en effet qu’il est « grand temps de sauver la démocratie ». Pour cela, il demande à sir Anerood Jugnauth de « laisser deux circonscriptions ouvertes aux syndicalistes méritants et aux autres personnes ayant travaillé pour l’avancement du pays ». Estimant que les élections se rapprochent à grands pas, il poursuit : « Listwar reconet kan pays fer face problem Belle-Terre crie et mwa, mo fier mo parcours, contribution ki mo fine amene pu mo pays. Mais zordi, situasyon bien grave. »
Harish Boodhoo dit qu’en acceptant d’accorder une interview à une radio privée, il a été surpris de constater que les gens ont « commencé à réfléchir à deux fois » sur la situation politique qui prévaut dans le pays. « Avant, c’était une population sous l’effet de l’anesthésie. Nu pena ene kultir desan lor terrain, nu peuple fine vine enn peuple endormi, politik ine gat tu. » Et d’ajouter que les partis acceptent trop de transfuges. « Si Bérenger continue envoy transfuge dan MMM, bane travaillistes pareil, pu ne pli ene bane vrais militants, ni bane vrai travaillistes. Nu pe vine ene vrai panier crabes kree par Leta », ajoutant que « Maurice connaîtra la même dictature que Mugabe a fait subir au Zimbabwe ». Il dit néanmoins se réjouir que certains membres travaillistes aient réagi après son passage à la radio. « La question qui se pose : kot nu situe nu parmi bane transfuge ? Parski li ene One Man Show, One Man Band, One Man Orchestra. Nu en face deu dimun ki krwar dan dictature. »
Selon lui, Paul Bérenger a tenu le pays « en otage ». Il développe : « Eski li normal ki dimun ki fine negocie lalians gagne la part du lion. Pour moi, Jayen Cuttaree n’a aucun droit moral de devenir vice-Président. » Aucun politicien, selon lui, « pas bisin gagn ticket », ajoutant que « seki ena case dan la cour ale lave ou lonner ». Harish Boodhoo est catégorique : ni le Premier ministre ni Paul Bérenger ne peuvent changer la Constitution. « On a besoin de quelqu’un qui pourra leur tenir tête. Je lance un appel à sir Anerood Jugnauth, même si je ne suis pas de son côté, pour qu’il laisse deux circonscriptions libres pour des syndicalistes, comme Jane Ragoo, Georges Ah-Yan, Riaz Chuttoo, Jack Bizlall, Sheila Bunwaree, Parvez Dhookee… Et sa pu empech ene maree 60-0 Ptr/MMM. » Répondant à une question de la presse, Harish Boodhoo dit ne pas vouloir se porter candidat aux élections. « Mon pays avant tout. Si syndicats ti pu groupe, zordi politiciens pas ti pu fer dominer. »