C’est un petit objet qui fait grand bruit dans les rangs technophiles. Un masque de ski surmonté de deux lentilles et d’un écran, donnant à son porteur un look rétro-futuriste, financé par les internautes, il y a trois ans. Baptisé Oculus Rift, cet appareil est aujourd’hui devenu incontournable et Microsoft, Google, Sony ou Samsung travaillent d’ores et déjà sur des projets concurrents. Son atout ? Préparer la prochaine révolution numérique : la réalité virtuelle.
L’histoire de ce curieux casque s’inscrit dans la mystique américaine de la Silicon Valley. Tout comme William Hewlett et David Packard (dont le garage est aujourd’hui devenu un musée) ou Steve Jobs et Steve Wozniak, cofondateurs d’Apple, Luckey Palmer, un jeune américain de 19 ans réinvente le monde de l’informatique dans son garage. L’idée de Luckey est de placer deux écrans dans un casque de ski et d’y ajouter deux lentilles pour créer une image stéréoscopique. Il a ensuite ajouté des détecteurs de mouvement pour reproduire une sensation d’immersion optimale en coordonnant les gestes de la tête à ceux reproduits dans la simulation.
Pour concrétiser son rêve, Luckey fonde sa propre entreprise, Oculus VR, grâce à une campagne de dons sur le site Kickstarter. Une première version de l’appareil, baptisé Oculus Rift DK1, est alors disponible en mars 2013, afin de permettre aux développeurs de concevoir des premiers jeux et applications destinés à la réalité virtuelle.