FFP Invest, Di Cirne Holding Ltd, Group Marc Ladreit de Lacharrière, Codial Asie Ltd et Proparco. Ce sont les cinq investisseurs stratégiques étrangers ayant accepté de participer à l’émission de nouvelles actions « ordinaires » de CIEL Ltd sous forme de placement privé, émission qui permettra au groupe mauricien de lever des capitaux frais de l’ordre de Rs 2 milliards en vue de financer ses divers projets de développement tant à Maurice que dans la région.
Les quatre premiers investisseurs stratégiques susmentionnés, indique la direction de CIEL, sont des groupes familiaux connus en Europe et qui possèdent des portefeuilles d’investissement diversifié alors que le cinquième, Proparco, est une institution financière de développement ayant démontré son intérêt pour la région. Faisant partie de l’Agence française de développement (AFD), qui est un gros bailleurs de fonds de Maurice, Proparco, soulignent les dirigeants de CIEL, compte une grande expérience des marchés de l’océan Indien et du continent africain qui, estime-t-on, sera très bénéfique à l’entreprise mauricienne.
Selon les informations transmises par le conseil d’administration de CIEL au marché boursier, FFP Invest est une filiale de la société d’investissement FFP, qui est cotée sur le marché bousiNYSE-Euronext Paris. L’actionnaire majoritaire de FFP est la famille Peugeot et est gérée par Robert Peugeot. Par ailleurs, FFP est l’un des principaux actionnaires de Peugeot SA et pratique une politique de participation minoritaire dans des entreprises, mais avec une vision à long terme. Di Cirne Holding Ltd est une filiale de Dentressangle Initiatiatives SAS, autre groupe familial ayant investi dans les secteurs du transport, de la logistique, de l’immobilier, de l’industrie et des services.
S’agissant du Groupe Marc Ladreit de Lacharrière, il est précisé qu’il détient une participation à hauteur de 40% dans le groupe Lycien Barrière Hotel ainsi la moitié du capital de Fitch Group, un leader mondial en matière de communication d’informations à caractère financier et de services de notation, plus précisément par le truchement de Fitch Ratings. Quant à Codial Asie Ltd, c’est une société d’investissement appartenant à M. et Mme Gérard Perse, propriétaires de vignobles à St-Emillion et producteurs de la prestigieuse marque de vin Château Pavie, et de l’établissement hôtelier Hostellerie de Plaisance.
La direction de CIEL annonce qu’à l’exception de Proparco, les quatre autres investisseurs stratégiques ont déjà souscrit à l’émission de 287 935 975 nouvelles actions de CIEL, soit pour un montant total de l’ordre de Rs 1,7 milliard. Ces actions leur ont déjà été allouées. Concernant Proparco, sa participation a été confirmée, mais elle est sujette à certaines conditions à être respectées d’ici fin mai.
Rappelons que le groupe CIEL avait annoncé l’émission de 344 827 586 actions au prix de Rs 5,80 l’unité et représentant 22,67% du capital de l’entreprise. L’objectif du groupe, en allant de l’avant avec une telle levée de fonds, est de se donner les moyens financiers nécessaires pour la réalisation de divers projets, notamment le rachat d’une part additionnelle de 10% dans le groupe hôtelier Sun Resorts, l’acquisition potentielle de 50% du  capital d’Ahnahita Hotel Ltd, une participation majoritaire dans la 2e plus grande banque malgache, la BNI, filiale de la banque européenne, le Crédit Agricole, qui a décidé de se désengager de l’Afrique, des placements d’environ Rs 150 millions dans le Kibo Fund 11, fonds de participation dans le capital des entreprises lancé par Kibo Capital Partners. Comme son prédécesseur, le Kibo Fund 1, ce nouveau fonds ciblera les marchés africains.
Par ailleurs, CIEL recherche des capitaux frais pour soutenir les activités dans le domaine de la santé dans les pays de l’océan Indien ainsi qu’en Afrique. Une compagnie de gestion et d’investissement, CIEL East Africa Healthcare Ltd, a été créée à cet effet.
La valeur des placements consentis par chacun des investisseurs stratégiques choisis se situe au-dessus de la barre des Rs 200 millions. Ces investisseurs seront « bloqués » (“locked in”) pour une période de deux ans. En d’autres mots, ils ne pourront vendre leurs actions sur le marché pendant ces deux ans.