Face à l’énorme quantité de déchets organiques que nous produisons (70 % des déchets à Maurice), le Mauritius Research Council (MRC) se penche actuellement sur de nouvelles méthodes de recyclage à travers le composting. Un travail de recherche est en cours à ce sujet.
Estimant que plus de 50 % des déchets de nos poubelles peuvent être recyclés grâce au compostage, le MRC espère ainsi réduire les déchets à sa source, évitant ainsi qu’ils ne soient collectés, incinérés ou gérés dans un centre d’enfouissement. L’objectif des recherches est de trouver le moyen le plus efficace pour le compostage des déchets organiques solides. À noter que le compostage est un processus par lequel des matériaux biodégradables sont mis ensemble pour être convertis en un amendement humifère stabilisé, grâce au travail d’organismes biologiques vivants sous conditions contrôlées.
Ainsi l’objectif de ce travail de recherches sur des méthodes de compostage est d’optimiser les techniques pour que les différents micro-organismes se développent dans des conditions favorables et dans des délais raisonnables.
Pour cela, le MRC doit tenir compte de plusieurs paramètres. En premier lieu, le recyclage des déchets organiques et la production d’un compost de qualité, relative à la mise en décharge des déchets ménagers et assimilés, qui prévoit la réduction progressive des déchets biodégradables stockés en décharge.
Ensuite, le procédé peut être mis en oeuvre à la fois dans des petites, moyennes et grandes collectivités, permettant une gestion locale de proximité d’une partie des déchets pour tous les zones et la complémentarité possible pour le traitement de différents types de déchets organiques par co-compostage. Et finalement, le rôle pédagogique vis-à-vis des habitants dans le cas notamment de la mise en oeuvre du compostage individuel ou du compostage de quartier.
Soulignons que les déchets organiques regroupent tous les déchets fermentables produits par les particuliers. On y retrouve entre autres les déchets de cuisine ou de jardin, les déchets verts des collectivités, certaines boues de stations d’épuration industrielles ou collectives et les effluents d’élevage agricoles. De natures et d’origines diverses, ces déchets ont la particularité d’être riches en matières organiques et peuvent être réintroduits dans le cycle naturel de la matière. Certains pouvant être directement épandus sur des terrains agricoles, comme les boues de station d’épuration alors que d’autres nécessitent des traitements spécifiques, comme la méthanisation ou le compostage. Dans le premier cas, le traitement aboutit à la formation de biogaz valorisable énergétiquement et d’un digestat, et dans le deuxième cas, d’un compost. Ces traitements biologiques ont pour finalités de permettre un retour au sol du compost, du digestat ou de la boue.