L’Université de Maurice et l’Université de Cape Town de l’Afrique du Sud conjuguent leurs efforts en vue de développer les paramètres nécessaires pour accroître la visibilité des chercheurs africains et mauriciens dans leur contribution à la recherche. Le campus de Réduit fait partie des quatre universités africaines qui ont été sélectionnées pour le Scholarly Communication in Africa Programme.
Le Scholarly Communication in Africa Programme (SCAP) s’échelonne sur trois ans et vise à accroître la contribution des universités africaines à la production de connaissances régionales et mondiales dans le domaine de la recherche. Conjointement organisé par le Centre pour la technologie et l’Office de recherche de l’Université de Cape Town (UCT), le SCAP utilisera quatre universités africaines comme sites d’études et travaillera en étroite collaboration avec la Southern African Regional Universities Association (SARUA). L’Université de Maurice (UoM) figure parmi les quatre institutions sélectionnées pour l’élaboration du projet.
Abordant la question de la publication scientifique africaine et de la communication, la Project Coordinator Eve Gray explique que le SCAP opère à partir de l’hypothèse qu’il existe une possibilité d’augmenter le rendement et la qualité des revues universitaires et d’autres formes de communication en matière de recherche produites en Afrique, compte tenu des possibilités d’interaction entre les chercheurs par le biais des nouveaux médias et Internet. Plusieurs universités africaines étudient actuellement ce terrain, en particulier dans les bibliothèques institutionnelles, la publication de revues en ligne et l’archivage numérique.
« This engagement on the part of institutions with the scholarly communication process is an important component of a larger process of institutional renewal with respect to fostering research output in universities », souligne Mme Gray. Le SCAP est ainsi une réponse à la nécessité d’augmenter la compétitivité et le profil global de la production et communication scientifique africaine. Il porte principalement sur la diffusion en dehors des universités pour accroître la visibilité de la recherche africaine, plutôt que des questions autour de la capacité de recherche. La Project Coordinator soutient que les institutions tertiaires ne considèrent pas la publication des revues scientifiques comme l’une de leurs responsabilités. De 1990 à 2007, avance-t-elle, uniquement 500 publications de recherches pour Maurice ont été rendues publiques.
En vue d’encourager les chercheurs mauriciens à publier leurs travaux, le Mauritius Research Council, conjointement avec l’Université de Maurice, l’Université de Technologie de Maurice et l’Institut de Pédagogie, a lancé le mois dernier la deuxième édition du Basic Writing Course for Research Journals. Destinée aux étudiants complétant leur doctorat dans le domaine de la recherche, cette formation vise à améliorer leurs aptitudes rédactionnelles pour encourager la publication mauricienne dans des revues scientifiques. Des National Chairs ont été constitués pour attirer des fonds étrangers pour des travaux de recherche et superviser les travaux de recherche des étudiants voulant progresser dans ce domaine.