Un ressortissant français réclamait 50 000 euros à son ex-concubine qui l’aurait mené en bateau en lui demandant de lui envoyer de l’argent pour qu’elle agrandisse sa maison avant de penser au mariage. Toutefois, celle-ci devait soutenir que leur couple battait de l’aile après une proposition sexuelle indécente du Français, ajoutant que c’est lui qui lui avait fait part de son envie de l’épouser.
Le Français avait rencontré la jeune femme alors qu’elle travaillait comme serveuse dans un restaurant à Mahébourg. Il était venu passer des vacances à Maurice en 2007 avec sa femme. Ils vivaient dans un appartement à Mahébourg. Quand sa femme l’a quitté en 2008, le Français avait sollicité l’aide de la jeune femme pour venir faire le ménage chez lui contre une rémunération. Cette dernière, qui avait démissionné comme serveuse pour travailler à plein-temps chez le français, a fini par nouer des relations intimes avec lui. Les deux avaient alors pensé au mariage après des mois de relation sérieuse. Toutefois, comme elle venait de divorcer et vivait dans une petite maison avec ses deux enfants, elle avait fait part de ses difficultés au Français, qui avait alors accepté de l’aider financièrement. Il devait ainsi lui verser de l’argent pour qu’elle agrandisse sa maison et venait régulièrement la voir à Maurice entre 2008 et 2009. Le Français devait soutenir que lors de son passage à Maurice en novembre 2008, les travaux pour la rénovation de la maison se complétaient et que le couple envisageait toujours le mariage. Toutefois, lors de son retour sur l’île le 30 janvier 2009 les choses ont commencé à se détériorer. Selon lui, son ex-concubine devenait de plus en plus distante ; elle s’absentait et revenait à la maison tard dans l’après-midi, et il avait l’impression d’être un « étranger » pour elle. La jeune femme a finalement fait taire tout projet de mariage en juin 2009 quand elle lui a dit de retourner en France. Le Français, qui soutient avoir vendu ses propriétés dans l’Hexagone afin d’investir dans les travaux d’agrandissement de la maison de la jeune femme afin d’y vivre après le mariage, s’est senti lésé. Il soutenait que son ex-concubine s’est servie de lui en lui faisant croire qu’elle l’aimait pour obtenir de l’argent.
En août 2009, après avoir appris que son ex-concubine voulait vendre la maison, il avait demandé et obtenu une injonction d’un juge des référés empêchant celle-ci de le faire.
La femme n’a pas nié avoir reçu 34 500 euros du Français pour qu’elle rénove sa maison ainsi que pour ses dépenses quotidiennes. Elle a reconnu qu’elle entretenait une relation amoureuse concrète avec lui, mais ajouté que c’est lui qui lui avait parlé de mariage. Son intention était qu’ils vivent ensemble parce qu’ils s’aimaient et s’entendaient bien. Toutefois, soutient-elle, leur relation s’est détériorée quand elle a refusé une proposition de nature sexuelle de son compagnon. Depuis, celui-ci n’arrêtait pas de la menacer et lui avait demandé de lui rembourser la somme qu’il a investie pour rénover la maison. Elle ajoute qu’elle a porté plainte à la police  car elle craignait pour sa sécurité.
Dans son jugement, le juge Asraf Caunhye a conclu que le Français n’a pu prouver que son ex-concubine lui a escroqué de l’argent en lui faisant croire qu’ils se marieraient en échange de son aide pour rénover sa maison. Il affirme qu’il n’y a aucune « base légale » qui soutient que l’ex-concubine doit rembourser l’argent si elle ne se marie pas avec le Français. Le juge a ainsi rejeté la plainte en réclamation de ce dernier.