Le procès en réclamation de l’ex-SWIFT Services Manager de la MCB, Michèle Tsang Ping, contre la MCB pour licenciement injustifié sera entendue devant la Cour industrielle le 1er décembre. Dans sa plainte, l’ancien manager maintient que la banque avait mis fin à son contrat « injustement et sans aucune raison valable ». Elle réclame de fait plusieurs millions à son ex-employeur. En 2013, cette ancienne manager de la MCB avait comparu devant un comité disciplinaire institué par la banque sous trois charges et avait été limogée le 27 novembre 2012. En date du 30 mars 2012, elle avait été sommée de comparaître devant un comité disciplinaire de la banque pour avoir « put the MCB in an embarrassing situation towards Vanessa Brown », entre autres. Une deuxième charge avait aussi été retenue contre elle le 4 mai 2012, le responsable des ressources humaines de la MCB, Eddy Jolicoeur, alléguant que Michèle Tsang Ping aurait « maliciously and improperly threatened MCB and her colleagues ». Son licenciement intervenait après qu’elle ait porté plainte contre de hauts cadres de la banque qu’elle avait accusés de « complot ». Elle reprochait en effet à la banque sa décision de la priver de l’accès à ses Joint Accounts avec des dépôts de Rs 3 millions au décès de sa partenaire d’affaires, Patricia Smith, le 11 août 2011. Elle estimait avoir été victime d’une « escroquerie » de la part de certains responsables de la banque. Après le décès de Patricia Smith, l’autre détentrice des comptes conjoints, elle a ainsi été privée d’accès aux fonds disponibles dans ses comptes. Le Chief Executive (Banking) Anthony Withers avait, dans une correspondance officielle adressée à Michèle Tsang Ping en date du 20 mars 2012, informé l’ex-Swift Manager de la banque que tous les fonds de ces comptes conjoints avaient été « handed over to Vanessa Brown », la bénéficiaire des comptes conjoints et des cadres de la MCB, depuis le 4 novembre 2011. Le Chief Executive (Banking) de la MCB devait également ordonner à Michèle Tsang Ping de restituer les fonds qui auraient fait l’objet de retraits depuis le 11 août 2011, date du décès de Patricia Smith. Le 2 avril dernier, le DPP a abandonné les charges provisoires de complot qui pesaient sur les trois hauts cadres de la banque.