Le 23 juin dernier, l’ancien directeur de la Tertiary Education Commission, Praveen Mohadeb, avait servi une mise en demeure à la Tertiary Education Commission (TEC), réclamant des dommages de Rs 200 M. L’organisme régulant les institutions tertiaires devra soumettre son contre-affidavit le 30 septembre devant la Cour suprême pour contester les arguments du Dr Mohadeb.
Plus d’un an après son départ forcé de l’organisme, Praveen Mohadeb explique, dans sa plainte, qu’en février 2013, il avait été forcé à prendre sa retraite alors qu’il était âgé de seulement 56 ans, précisant qu’il n’a jusqu’ici pas encore perçu sa pension et les indemnités qui lui sont dues. C’est une affaire de conflit d’intérêts qui avait provoqué le départ de Praveen Mohadeb. « Plaintiff avers that the Defendant is continuing to harass him financially and morally by not releasing the payments and other benefits due to him », souligne la plainte.
Le Dr Mohadeb soutient s’être joint au secteur public en 1975 et jouir d’une bonne réputation auprès de sa famille et des autres personnes qui le côtoient. Le document fait état des qualifications de l’ancien directeur de la TEC ainsi que de son parcours dans le domaine académique. Il s’est joint à la TEC en 1991 en tant que Financial Controller et Head of Finance et devait être nommé Executive Director en 2009 pour un contrat de trois ans, bien qu’il était un permanent et pensionable officer of the defendant.
Le Dr Praveen Mohadeb a été suspendu de ses fonctions de directeur de la TEC le 14 novembre 2012 après une réunion convoquée d’urgence. On lui reprochait alors d’avoir été mêlé à plusieurs polémiques touchant au secteur tertiaire, dont une enquête de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) sur une affaire d’allégations de conflit d’intérêts concernant le Mauras College of Dentistry (il avait siégé sur un comité international alors que sa fille y était étudiante) et l’affaire de reconnaissance des diplômes de l’Eastern Institute.
Il revient sur les nombreuses pertes qu’il a subies après son départ forcé à la retraite. « Plaintiff avers that he has been caused to retire at the age of 56 thereby foregoing his legitimate earning capacity and eligibility for full pension (400/600 months) with defendant as would have been till the age of 65 years », souligne-t-il. Praveen Mohadeb soutient n’avoir pas encore perçu sa pension et les indemnités qui lui sont dues à la retraite. Il réclame donc Rs 200 millions de dommages à la TEC.