La plainte logée par l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam, réclamant des dommages moraux de Rs 225 millions conjointement à l’État, au commissaire de police et à l’ACP Heman Jangi, a été appelée hier  en Cour suprême. Lors de cette séance, les défendeurs ont déposé une « demand of particulars » par le biais de la Senior State Attorney Me Sureka Angad. L’État, le commissaire de police et l’ACP Heman Jangi demandent ainsi que l’ex-Premier ministre soit « plus précis » dans ses allégations de vendetta politique, mentionnées dans sa plainte. Il lui a aussi été demandé de donner plus de précisions sur ses avoirs et sur son compte bancaire qui ont été gelés. Il aura aussi à apporter plus d’éclairage sur ses allégations « d’arrestation illégale » et aura à donner les noms des policiers qui l’ont arrêté et à démontrer comment il y a eu « faute lourde » de leur part.
Navin Ramgoolam avait logé cette plainte en Cour suprême le 4 février, soit avant que n’expire le délai de deux ans imposé par la loi pour les poursuites instituées contre les fonctionnaires accusés de manquement dans l’exercice de leurs fonctions. Dans sa plainte, l’ancien Premier ministre revient sur l’épisode de son arrestation par le CCID, survenue le 6 février 2015 suite à la perquisition de son domicile, à Riverwalk, et à la saisie de ses coffres. Navin Ramgoolam évoque également les séries d’arrestations qui se sont succédé après celle du 6 février et estime que cette situation lui a porté « d’énormes préjudices ». Il évoque une « démarche politique » visant à « nuire à sa réputation » et à le « détruire politiquement ». Navin Ramgoolam réclame ainsi des dommages de Rs 225 M, représentant les neuf affaires logées contre lui, qui ont été rayées. Une nouvelle séance a été fixée au 27 juillet pour que l’ex-Premier ministre réponde aux défendeurs. Il est défendu par Me Gavin Glover et le Senior Attorney Booneshwar Sewraj.