Un homme de 49 ans a été reconnu coupable en Cour intermédiaire d’attentat à la pudeur, en usant la force. Il avait été inculpé pour avoir tenté de forcer sa voisine de 61 ans à avoir des relations sexuelles avec lui. Pour sa défense, l’accusé avait déclaré qu’il ne se souvenait de rien car il était sous l’influence de l’alcool.
Le délit avait été commis le 2 février 2013 au domicile de la sexagénaire. Cette dernière est une veuve sans enfants qui vit avec ses deux chiens dans une petite maison qu’elle loue. L’accusé est son voisin. Selon la sexagénaire, ce dernier lui avait déjà fait des avances dans le passé et elle l’avait repoussé. Toutefois, dans la soirée du 2 février 2013, l’accusé était revenu à la charge en entrant dans la maison de la sexagénaire. Cette dernière, ayant entendu un bruit dans la cuisine, devait y apercevoir l’accusé. Ce dernier a refermé la porte derrière lui et s’est précipité sur elle. Selon la sexagénaire, l’accusé l’a poussée sur le sol et lui a dit qu’il allait avoir des relations sexuelles avec elle. Pour tenter de sortir de l’emprise de son agresseur, la sexagénaire lui propose d’aller dans la chambre à coucher. Elle finira par s’échapper et dans la foulée, le propriétaire de la maison a débarqué, tombant nez à nez avec l’accusé. Ce dernier a toutefois pu s’enfuir, laissant derrière lui ses savates.
Lors de son procès, l’accusé a plaidé non-coupable. Il a toutefois été révélé selon des documents présentés en cour qu’il souffrait de dépendance à l’alcool depuis 2001 et suivait des traitements y relatifs.
L’accusé, pour sa part, a soutenu que sa voisine avait consigné de fausses allégations contre lui car il ne se souvenait pas avoir commis un tel acte. Il devait toutefois concéder avoir un penchant pour la bouteille et ajoute que s’il a vraiment tenté d’abuser de sa voisine, il ne s’en souvenait pas, ajoutant qu’on lui reprochait souvent ses bêtises après qu’il eut bu quelques verres. Concernant le jour du délit, l’accusé a avoué qu’il était en état d’ébriété et n’a pu réfuter les allégations de sa voisine. Il a aussi concédé avoir perdu ses savates mais ne savait pas où il aurait pu les avoir laissées.
À la lumière des preuves à charge présentées en cour, la magistrate Niroshini Ramsoondar a conclu que la poursuite a pu établir la culpabilité de l’accusé. De plus, elle a trouvé que l’accusé n’était pas crédible dans sa version des faits donnée en cour, « tentant à un moment donné de dépeindre la sexagénaire comme une voisine qui cause des problèmes afin d’essayer de fuir les conséquences de ses actes ». La magistrate l’a ainsi reconnu coupable.