La mairie de Beau-Bassin / Rose-Hill reviendrait-elle bien, cette fois, sur le vieux projet plusieurs fois évoqué d’un nouveau marché de Rose-Hill ? Ce qui est au moins, sûr c’est que le maire, Ken Fong Suk Koon, entretient presque le mystère à ce propos. Plus d’une fois sollicité par Week-End, le premier magistrat des villes-soeurs ne s’est aventuré qu’à dire que le nouveau marché sera reconstruit ailleurs et non sur l’actuel emplacement où il se trouve.
Il était question, lundi, que les édiles municipaux aillent sur place en vue d’un ultime constat des lieux. C’est, selon nos renseignements, le ministère des Infrastructures publiques qui devrait se charger de la reconstruction de ce marché municipal. L’infrastructure maraîchère sera, par la suite, gérée par la mairie. Le principe de doter Rose-Hill d’un marché municipal flambant neuf ne souffre d’aucune contestation. Celui existant, qui a connu l’usure du temps mérite, en effet, amplement d’être remplacé.
Si, notamment, l’indisponibilité, en nombre suffisant, d’espaces parking plaide en faveur d’une reconstruction ailleurs que sur le site actuel, l’idée n’est pas, pour autant, pour plaire à tout le monde. En effet, dans certains milieux de défense du patrimoine, l’on s’insurge à l’idée que le centre-ville de Rose-Hill ne perde un peu de son âme au cas où le marché municipal ne soit construit quelque part ailleurs dans la ville.
Par ailleurs, déjà sous la précédente administration municipale, quand la question d’une reconstruction du marché de Rose-Hill avait été évoquée, des maraîchers bien établis dans leurs petites habitudes journalières avaient fait entendre leur voix. Eux aussi disaient qu’ils auraient souhaité une reconstruction sur le même emplacement. Depuis plus d’un quart de siècle qu’on en parle, le principal marché municipal des villes-soeurs sera-t-il, positivement, remplacé, cette fois, par une nouvelle infrastructure maraîchère ? Plutôt que de jouer aux abonnés absents, le maire, Ken Fong, devrait communiquer avec précision des intentions de la mairie. Il y va du droit élémentaire de ses administrés à l’information.