• Les examens de la PSC pour le recrutement prévus le 3 août

La Public Service Commission (PSC) s’apprête à recruter une quarantaine de médecins généralistes. Des examens écrits pour la sélection auront lieu le samedi 3. Cet exercice est suivi de près dans certains milieux, et ce en raison, d’une part, du nombre élevé de postulants et, de l’autre, de la polémique ayant entouré en 2015 le recrutement d’une soixantaine de médecins.

Le « timing » de ce recrutement alimente la chronique. Quant aux examens du Medical Council, ils sont prévus ce samedi et se dérouleront sous la supervision du Mauritius Examinations Syndicate.

A la date limite pour la soumission des candidatures pour le poste de Medical & Health Officer, au 15 avril, la PSC avait enregistré 642 demandes pour 41 postes vacants. Depuis, ce prochain recrutement de médecins est au cœur des conversations dans les “mess rooms” des médecins du public.

Le terme « transparence » revient comme un leitmotiv. « La tenue d’un examen est une bonne chose pour s’assurer du niveau des futurs médecins du service public. Mais est-ce que la sélection finale sera transparente ? Quels seront les critères pour départager les candidats ayant obtenu le même nombre de points ? Est-ce que l’interview se déroulera de manière équitable et juste pour les candidats arrivant jusqu’à cette étape ? » se demande ainsi un médecin du public d’expérience.

« Je ne fais pas le procès de la PSC, mais lorsqu’on entend les critiques et les mécontentements dehors, on est en droit de se poser certaines questions », ajoute-t-il.

Il n’est pas rare que les exercices de recrutement de médecins donnent lieu à des polémiques et à des coups de colère. « Eleksion pe vini, pou bizin veye ki sa bann dimounn ki pou gayn sa bann pos-la ek dan ki rezion zot reste », lance ainsi une mère de famille dont le fils est médecin depuis une dizaine d’années dans le privé. Certains vont jusqu’à réclamer que la liste des futures recrues soit rendue publique.

Les résultats des Medical Registration Examinations de novembre 2016 avaient été rendus publics rapidement – au grand étonnement de plusieurs responsables du MC – et à la veille de la date limite d’un appel de candidatures pour des postes de généralistes.
L’effectif de médecins pour le ministère de la Santé s’est beaucoup renforcé depuis 2010.

Actuellement, on dénombre près d’un millier de généralistes et de 400 spécialistes sur l’Establishment du ministère. Et pourtant, aux dires de plusieurs cadres au sein du ministère concerné, il manquerait de bras ces jours-ci dans nos hôpitaux, certains services souffrant particulièrement de cette situation. Outre le recrutement prochain de cette quarantaine de généralistes, le ministère en prévoit d’autres au cours de ce présent exercice financier.

Quant aux raisons expliquant ce manque de généralistes, des responsables d’hôpitaux en avancent plusieurs, comme les “sick leave”, “local leave”, “maternity leave” et autres “leave without pay” de longue durée. Mais aussi les départs à la retraite, les exercices de promotions au grade de spécialiste, l’introduction de nouveaux services ou encore la mise en pratique du “Shift System”. « Sans compter qu’environ une centaine de généralistes sont à l’étranger pour des études de spécialisation », ajoute un médecin.