Philip Lim, photographe mauricien, a lancé un recueil de 64 photos en noir et blanc, intitulé Nostalgies, un voyage dans le temps, en début de soirée  vendredi dernier dans les locaux de Allied Motors, représentant des voitures allemandes Volkswagen et Audi, à Réduit.
Cette cérémonie de dédicace et lancement du premier ouvrage de l’auteur a eu lieu en présence de la vice-présidente de la République, Monique Ohsan-Bellepeau, de l’ancien président Cassam Uteem, des membres de la famille Lim, ainsi que des amis et connaissances de l’artiste mauricien.
Le livre, édité par les Éditions VIZAVI, retrace le parcours du professionnel de l’image, à travers ses nombreux voyages en Chine, au Japon, à Hong Kong, en France, à Madagascar ou encore à l’île de La Réunion.
Philip Lim, dans une allocution, a exprimé sa joie de partager ses images et ses textes à travers son livre, après s’être exilé à Montréal, au Canada. Il a rappelé aux invités que sa première photo, il l’a prise alors qu’il n’avait que six ans, avec l’aide de son père François Lim, autre photographe portraitiste très connu, qui avait son studio et son laboratoire photographique professionnel dans le centre de Rose-Hill.
Dès lors, il a vécu dans le monde de l’image. C’est au début des années 70, après un voyage en Chine, qu’il a décidé d’utiliser ce médium pour s’exprimer. Il ajoutera qu’il s’est mis à l’écriture vers le début des années 2000.
Au cours de ses recherches photographiques, il découvrira qu’une photo, si elle est valable, n’est pas le fruit du hasard, qui survient d’un déclic.
« Lors de la création d’une oeuvre et même bien avant le déclenchement de l’appareil, un certain état d’âme enveloppe l’artiste. Des émotions fortes, des tourments, de la colère ou bien même de la tristesse peuvent montrer le monde à travers un filtre différent. Je veux décrire ces gestes du photographe et ses états d’âme qui le poussent à déclencher plutôt ici que là, maintenant plutôt qu’une autre fois », dira ce passionné de photo.
Il ajoutera que son livre n’aurait pas vu le jour si Gilbert Ahnee ne lui avait pas fait don de son amitié (Ndlr : ce dernier a écrit la préface de l’ouvrage) et ne lui avait pas accordé son support pour la publication de ses images.
Philip Lim a fait mention des noms des personnes qui lui ont apporté leurs concours, la patience de son épouse, Louise, qui n’a cessé de le soutenir, sa soeur Mimi, son neveu Ming, directeur de la librairie Le Cygne, et d’autres membres de sa famille au Québec, ainsi que James Niang et Philippe Ah Chuen, directeurs de l’Allied Motors.
Finlay Salesse, maître de cérémonie de la soirée, a souligné que parmi les invités de Philip Lim présents, la majorité l’ont connu depuis les années 60-70. Il a parlé de cette période où ces personnes fréquentaient avec assiduité la librairie Le Cygne, à la recherche de livres, magazines, références, nouvelles de l’extérieur pour des besoins professionnels ou personnels, une époque où le monde n’était pas encore devenu un grand village, et où internet n’existait pas.
Autre lieu de rencontre, a poursuivi le journaliste, c’était le Magic Lantern, qui jouxtait la librairie et le studio photo familial. Une boîte de nuit qu’animait le fameux trio “Gérard”, avec les musiciens Bergicourt, Cimiotti et Ravat.
Deux autres intervenants, Robert Furlong et Gilbert Ahnee, ont dit tout le bien qu’ils pensent des textes qui accompagnent les photos de Philip Lim. Ce dernier, selon eux, a non seulement le talent de création de belles images mais excelle aussi en écriture.
Ce livre de 180 pages, une production artistique, une anthologie de photos prises pendant plus d’un demi-siècle, se laisse découvrir, serait-ce que pour un enrichissement culturel en images.