Le MSM réitère sa contestation des nouvelles délimitations des arrondissements dans les cinq villes suivant le plan Aimé. Ces délimitations ont été faites dans le but de favoriser le Ptr, avec, entre autres, une « ethnicisation des zones électoraux dans nos villes », estime le parti. Le MSM soutient également, en mettant le ministre des Collectivités locales au défi de prouver le contraire, qu’aucun membre MSM n’était présent lorsque cette question a été abordée au Conseil des ministres. Pravind Jugnauth, qui animait une conférence de presse vendredi, réfère également le ministre Aimé aux propos du Premier ministre, lors des débats sur ce projet de loi à l’Assemblée nationale, indiquant que Navin Ramgoolam lui-même, a invité les membres de l’Assemblée qui ne sont pas satisfaits avec le redecoupage tel quel d’avoir recours à la clause 9 du Local Government Act 2011 pour faire leur représentations avant que les élections n’aient lieu. D’où la démarche entamée par le MSM pour que le président de la République use de ses pouvoirs que lui confère cette clause en vue de proclamer de nouvelles frontières électorales.
« Nous ne pouvons accepter ce violde la démocratie et perversion de notre système électoral », martèle Pravind Jugnauth. Revenant sur le plan Aimé que le MSM qualifie de système « de ghettotisation et de gerrymandering », il soutient qu' »il n’y a pas eu de consultation la plus large possible avant cet exercice qui n’a pas été fait dans la transparence et les pratiques établies, dans l’impartialité, et en tenant compte des principes internationaux ». Pour le MSM, cet exercice a été fait de façon à favoriser le pouvoir en place. Ces délimitations telles quelles, présentent une menace pour l’unité nationale, estime le leader du parti, indiquant qu’une copie des contestations du MSM a également été remise, outre au président de la République, et à l’Electoral Service Commission, mais aussi au leader de l’opposition, Paul Bérenger.
Pour soutenir ses propos à l’effet que le gouvernement, avec ce redécoupage, vise la ghettotisation de nos villes au détriment de la cohésion social, Pravind Jugnauth cite en exemple le nouveau Ward 1 de Port-Louis, incluant désormais la région de a Tour Koenig et Pointe aux Sables. « Cela favorise une concentration communale alors qu’auparavant cet arrondissement était mixte, avec les autres régions telles que Grande-Rivière, Camp Chapelon, Bell Village et Cité Vallejee », dit-il. Idem au niveau de l’arrondissement No 5 dans la capitale, regroupant Vallée Pitot et Plaine Verte. Cette ethnicisation, selon Pravind Jugnauth, se retrouve encore au niveau de Curepipe, avec le regroupement des cités Mangalkhan et Loiseau, ainsi qu’à Vacoas dans le Ward 4 et 5.?
Pour le MSM, les procédés utilisés pour le redécoupage des arrondissements consistent en du gerrymandering, visant ainsi le positionnement du camp politique au pouvoir. Jusqu’ici, souligne Pravind Jugnauth, en dépit des sorties du ministre Aimé contre les contestations du MSM, « personne au sein du gouvernement, ou du PTr n’a contesté les accusations de gerrrymandering faites par le MSM ». Et de faire ressortir que si le PTr, qui se vante continuellement d’être un parti rassembleur et prône l’unité national, avec le redecoupage selon le plan Aimé, le dessein est exactement le contraire.