Deux députés de l’opposition, à savoir Kavy Ramano et Alan Ganoo, ont apposé leur signature sur la pétition de la Plateforme Anti-Métro (PAM), réclamant l’amendement de la Constitution pour introduire le référendum comme « mentionné dans le programme gouvernemental 2015-2019 » et, subséquemment, la tenue d’un référendum sur le métro express.
Ce matin, des représentants de la PAM – qui regroupe des membres de l’Association des consommateurs de l’île Maurice, de la FPU, de la GSEA, de la FTU, de la GWF, de la FPSOU, du MIC, de Thinks Mauritius, du RTS, de l’ATTA et de l’Observatoire pour la démocratie, parmi d’autres organisations – étaient présents devant les trois portes d’entrée de l’hôtel du gouvernement pour attendre les parlementaires et ministres, et ce dans le but de recueillir leur signature. À la mi-journée, seuls Kavy Ramano et Alan Ganoo avaient apposé les leurs. La plateforme compte poursuivre cette opération lors de la prochaine séance parlementaire, prévue vendredi.
Dans une déclaration à la presse, un des porte-parole de la plateforme, Jayen Chellum, a affirmé avoir demandé la permission à la Speaker pour mener cette campagne à l’intérieur de l’Assemblée nationale, mais Maya Hanoomanjee a refusé. « Nous avons démarré cette action auprès des parlementaires parce que cela donnera une indication de leur engagement envers la population. Nous irons ensuite vers la population », affirme-t-il. Pour Jayen Chellum, cette action est hautement politique car elle permet de jeter la lumière sur les promesses gouvernementales non tenues jusqu’ici. « Nous allons ainsi vers un élargissement et l’approfondissement de l’espace démocratique », souligne-t-il.
Jayen Chellum indique que tous les leaders de partis ont été contactés, déplorant toutefois que la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, ne leur ait pas accordé de rencontre, « contrairement à d’autres présidents », qui avaient accédé à leurs requêtes « pour des sujets de moindre importance ».