L’abolition des pensions à vie accordées aux ministres et députés, la réduction des salaires des ministres, des PPS et des députés figurent parmi les dix propositions formulées hier par le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, lors d’un congrès organisé à Rose-Hill.
Le congrès d’hier coïncidait avec les cent jours depuis la création du Reform Party. « Partou kot nous finn ale dan Moris dan sa 100 zour la, dimounn dir nous kinn ler ki ena enn alternans, pou ena enn renouvo e inn ler pou sanz sistem mafia, kourtie, dinasti dinozor », a lancé Roshi Bhadain. À ceux qui lui ont demandé pourquoi est-il resté dans le gouvernement pendant tout ce temps, il a affirmé avoir dénoncé tous les scandales qui éclatent au grand jour ces jours-ci à l’ancien Premier ministre sir Anerood Jugnauth. « Li ti anvi met lord e ti ena enn dezir pou netway pei-la, me so lamin anba ross. Ena moman partou kot li pe ale so larm koule parski li kone ki listwar pou rapel ki li ti enn Premie ministre ki finn pran enn commitment avek la nasion finn rant o pouvwar me li pa pe resi fer seki bizin fer pou pei la ». Il a accusé Pravind Jugnauth d’être responsable de cette incapacité de SAJ à changer le pays parce qu’il voulait devenir le Premier ministre « avek enn la kwizinn par-derier composé de voraces ». Roshi Bhadain a expliqué que lorsqu’on est dans un gouvernement on a la responsabilité collective. « Mo aksepte mo responsabilite ki mo ti dan sa gouvernman la me pa dir mo pa finn denonse », a-t-il lancé, ajoutant que c’est la raison pour laquelle il a refusé de prêter serment comme ministre dans le gouvernement de Pravind Jugnauth. « Si mo ti rest dan sa pouritir la mo pa ti pou kapav vinn divan ou, mo pa enn rouder bout. Tou se ki mo ti le se ki pei rant dan enn lot faz developman ki kapav rivaliz ek Singapour, ek Dubaï e ki tou dimounn prospere ».
Roshi Bhadain a ensuite énuméré une dizaine de mesures proposées par le Reform Party en vue réformer le pays. C’est ainsi qu’il a proposé une réduction du nombre de ministres de 24 à 20, une diminution des salaires ministériels de 25 % et la nécessité de mettre the right man at the right place au niveau gouvernemental. Il a a réclamé la réduction des salaires des PPS, qui touchent actuellement Rs 246 000, et des députés, qui touchent Rs 156 000 par mois. Pour lui, il n’y a aucune raison pour que les anciens ministres et députés bénéficient d’une pension après deux mandats et il réclame l’abolition de cet avantage. Il a également réclamé l’abolition des privilèges comme une voiture officielle et le service de la VIPSU aux anciens présidents et vice-présidents. Il a insisté pour l’abolition des per diem aux ministres et hauts fonctionnaires lors des visites à l’étranger. Il propose qu’une carte soit mise à leur disposition et que des reçus soient présentés à leur retour pour justifier leurs dépenses. Parmi les autres mesures proposées figure la nécessité pour les conseillers du gouvernement de déclarer leurs avoirs chaque année, comme ce doit être le cas pour tous les ministres, députés et haut fonctionnaires. De plus, un adviser doit siéger uniquement sur un board. Il souhaite, d’autre part, l’abolition des nominés politiques et propose l’institution d’une national competency database dans laquelle seront enregistrés les noms de ceux qui veulent siéger sur les conseils d’administration. Ils seront choisis sur la base d’un système de points alloué en fonction de leurs qualifications, leur expérience etc. Ce système, soutient-il, pourra éliminer les « roder bout ».
Plusieurs autres orateurs ont dénoncé les scandales, en ordre alphabétique. Roshi Bhadain est arrivé au congrès peu avant son intervention et a été accueilli par des partisans. Le service de sécurité, bien que discret autour de sa personne, n’est pas passé inaperçu. Le congrès a été ponctué par des clips vidéo dont un présentant tous les leaders actuels dont SAJ, Pravind Jugnauth, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger et Xavier-Luc Duval. Ces derniers ont été présentés comme des dinosaures qui devraient céder la place aux jeunes.