La 9e stratégie de Pravind Jugnauth pour faire que Maurice entre dans une nouvelle ère de son développement repose sur la réalisation effective et rapide de nombreuses réformes, de nouvelles politiques, de projets nationaux vitaux et des façons modernes de faire les choses. « Pour les réussir, cela requiert un secteur public qui est plus efficient et assez souple pour s’adapter rapidement aux changements », précise le ministre des Finances.
« Pour atteindre cet objectif, nous allons commencer avec des réformes fondamentales des institutions du secteur public, en particulier celles sur lesquelles le Gouvernement, la population et la communauté des affaires dépendent le plus pour les services », a mis en exergue Pravind Jugnauth.
Le Grand Argentier a annoncé pas moins de 20 réformes institutionnelles dans le secteur public. D’abord, toutes les institutions qui viennent en aide au secteur des Petites et moyennes entreprises, notamment la SMEDA, Enterprise Mauritius et le National Women Entrepreneur Council, seront fusionnées en une seule organisation pour une meilleure cohérence, une meilleure efficacité et efficience.
Ensuite, toutes les organisations qui gèrent les avoirs immobiliers du secteur public, notamment la SPDC, BPML, SLDC, la Belle Mare Tourist Village Ltd, Le Val Development Ltd et les Pailles Conference Centre Ltd, seront également regroupées en une unique institution.
Troisièmement, dans le secteur des TICs, le rôle et fonctions du National Computer Board seront revus et adaptés pour s’adapter aux besoins évolutifs du secteur.
Aussi est-il indiqué que le Central Informatics Bureau, la Central Information Systems Division et l’IT Security Unit seront réunis en une seule unité.
Cinquièmement, les institutions régulatrices, notamment l’ICTA et l’IBA, feront l’objet d’une fusion pour s’adapter à la convergence technologique.
La 6e réforme a trait à l’incorporation du Registrar General Department à la MRA. Cela afin de disposer d’une unique agence de collecte de revenus et pour une meilleure application des lois. Dans la même lignée, la MRA agira comme agent collecteur pour les contributions au National Pension Fund, le National Savings Fund, les prélèvements (« training levy ») de la HRDC et le Workfare Programme Fund.
La 8e réforme touchera le SIC Group, qui est en phase de restructuration et qui se concentrera sur la façon de revendre ses investissements arrivés à maturité et de canaliser les recettes dans de nouveaux projets, en particulier dans les industries d’export, pour la création d’emplois et le développement.
Parallèlement, le MHC et la NHDC seront fusionnés afin d’offrir une plate-forme pour une meilleure planification, financement et service. Et ce, en vue de répondre à la demande pour des logements sociaux.
La 11e réforme dans le secteur public se rapporte à la fusion de la National Art Gallery et le Mauritius Museum Council pour bénéficier des avantages d’une gestion commune. De même, la National Development Unit ainsi que les 35 Citizens Advice Bureau à travers l’île seront réorganisés.
La 13e réforme consiste à demander à toutes ses institutions du secteur public qui font des pertes et accumulent des dettes de soumettre un plan – en vue de renverser leur situation financière – au ministère des Finances et du Développement économique d’ici fin octobre. Cette mesure concerne la MBC, la Mauritius Post, la National Transport Corporation, le Rose Belle Sugar Estate et la Mauritius Meat Authority, entre autres.
La transformation du Department of Civil Aviation en une Civil Aviation Authority est la 14e réforme dans le secteur pubic. Cela a pour objectif de rehausser les services de réglementation et de navigation aérienne.
La 15e réforme consiste en le regroupement de tous les Welfare Funds sous un seul toit afin d’offrir les mêmes facilités à tous.
La réorganisation du Town and Country Planning Board en une National Planning Commission est la 16e réforme du secteur public.
De même, la National Transport Authority, la Road Development Authority et la Traffic Management Road Safety Unit font l’objet de la 17e réforme.
Pour accélérer la réalisation des projets de développement dans le gouvernement, la Technical Division du ministère des Infrastructures publiques sera restructurée pour se concentrer sur des grands projets complexes. Les ministères importants pourront désormais se procurer directement les services de consultants et des contracteurs pour réaliser des projets allant jusqu’à Rs 25 millions. Telle est la 18e réforme institutionnelle.
L’avant-dernière réforme dans le secteur public concerne des amendements à la Public Procurement Act pour permettre des négociations directes entre les agences du secteur public, tout en s’assurant qu’on en a pour son argent. Par conséquent, le Finance and Audit Act et le Capital Project Assessment Manuel seront amendés et le Project Plan Committee restructuré.
La 20e et dernière réforme du secteur public consiste à réorganiser le Public Sector Efficiency Bureau, qui sera relogé au ministère des Finances et du Développement économique.
Le ministre des Finances a également annoncé que, pour davantage de transparence dans l’octroi des terres de l’État et le renouvellement des baux, la liste des allocations et des renouvellements est régulièrement postée sur le site Internet du ministère du Logement et des Terres.