Lors du congrès de son parti aujourd’hui, le leader du MMM a évoqué  la réforme électorale, présentée par le Premier ministre, le vendredi 21 septembre. Paul Bérenger s’est dit contre  la proposition du gouvernement, qualifiant celle-ci de « pseudo-réforme ». Il s’exprimait à l’occasion du 49e anniversaire du MMM, ce dimanche au Plaza.

« Ce que propose le MSM et le ML est un galimatias de 6 à 10 élus additionnels qui seront choisi après les élections parmi les candidats battus dans le but de garantir les résultats du First Past the Post. Le but d’une réforme est de corriger les défauts du First Past the Post. Ce que propose le gouvernement, c’est la garantie que le First Past the Post reste pareil. C’est de ce fait inacceptable et révoltant pour un vrai démocrate comme moi, qui lutte depuis longtemps pour approfondir notre démocratie avec une reforme électorale. Et la verité, c’est qu’il n’y aura pas de réforme électorale à Maurice tant que Sir Aneerood Jugnauth et son fils seront là », avance Paul Bérenger.

Le MMM est pour sa part convaincu qu’avec une bonne réforme électorale de 60 élus à Maurice et de trois à Rodrigues et une proportionnels de 20 député élus à la proportionnelle, toutes les communautés seront représentées au Parlement.

« Les politiciens ne sont pas tous les mêmes. Ils ne sont pas tous pourris ». Ce fut ainsi le message du leader du Mouvement Militant Mauricien, Paul Bérenger, aux jeunes.

Ce congrès était d’ailleurs destiné aux jeunes dont six d’entre eux ont pris la parole pour la première fois. Placé sous le thème, « Pour un sursaut morale et politique », le président de l’aile jeune, Drish Baboolall, a fait un appel aux jeunes pour participer davantage dans la politique du pays. « Au MMM, la voix des jeunes est entendue. J’encourage donc les jeunes à s’intéresser à la politique afin de faire progresser le pays », ajoute-t-il.

Nitin Jeeha, membre de l’aile jeune, a également réitéré les propos de son leader en affirmant qu’il ne fallait pas mettre tous les politiciens dans le même panier. « La force du MMM est sa sincérité. Personne ne peut nous pointer du doigt », soutient-il.

Yannick Catherine, également membre de l’aile jeune, a quant à lui voulu sensibiliser les partisans sur le fléau de la drogue synthétique et ses conséquences désastreuse. Il a fait un appel aux partisans pour mettre leurs egos et leurs différences de côté afin d’être une seule et même équipe.

Pour la présidente l’aile féminine, Jenny Adebiro, la femme doit avoir une place dans le gouvernement, pas en raison d’une loi ou « pu fair zoli », mais parce qu’elle sait ce que cela veut dire « trimer ». « Si je suis dans ce parti, c’est grâce aux combats des anciens. Et si nous sommes présents aujourd’hui, c’est parce que nous faisons de la politique propre, saine et nous faisons la différence », affirme la présidente l’aile féminine.

Le secrétaire du MMM, Rajesh Bhagwan a d’ailleurs profité de l’évènement pour annoncer le début de la campagne électorale du parti, « si nous travaillons ensemble avec la jeunesse, il n’y a aucun doute, nous serons dans le prochain gouvernement ».

Par ailleurs , le leader des mauves est catégorique, le pays a désespérément besoin d’un sursaut moral et politique dans le pays. Selon lui, la moralité dans la politique est une denrée rare. Il réitère également son désir d’aller seul aux prochaines élections générales en affirmant d’ailleurs qu’il ni a aucun rapprochement avec le MSM. « Ce que le MSM est devenu après les élections de 2014 est bon pour la poubelle de l’histoire. Notre pays est aujourd’hui dans une crise morale et politique. Nous souhaitons ainsi que chacun aille de son côté pour les prochaines élections ».

Paul Bérenger a d’ailleurs énuméré quatre grands défis pour le  pays à savoir, l’industrie sucrière, le secteur financier et l’offshore, la rentabilité financière du Metro express et le Seafood Hub, qu’il considère être dans une état déplorable. Pour le leader des mauves, les mois à venir seront « challenging » afin de redresser le pays. « C’est la dernière ligne droite avant les élections. L’histoire nous demande donc de faire le nécessaire pour notre pays », conclu-t-il.