Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a annoncé hier soir que la réforme électorale et constitutionnelle fera l’objet d’un texte de loi qui peut être présenté à n’importe quel moment. « Si le texte est prêt demain nous le présenterons », a-t-il dit. « S’il faut interrompre les vacances parlementaires pour débattre du texte de loi nous le ferons ». Cependant il a expliqué avoir toujours soutenu qu’il n’est pas bon d’introduire une réforme à la veille des élections générales. Ce qu’il l’a amené à dire que « nous ne sommes pas à la veille des élections générales ». Par ailleurs, le Parlement a été ajourné au 23 octobre prochain.
Il ne suffit pas, dit Navin Ramgoolam, que deux leaders se mettent d’accord sur les réformes à apporter. Il faut avoir un « proper debate ». Il a reconnu que « we have managed to bridge a lot of ground » et qu’« on peut arriver à un consensus ». « Tout le monde aura l’occasion de participer aux débats sur la réforme électorale », affirme le PM.
C’est en regardant la tribune de la presse que le Premier ministre s’est attaqué à la question de réforme électorale et constitutionnelle. « J’ai lu la presse ces derniers jours et j’ai constaté que c’est la réforme électorale et constitutionnelle qui l’a le plus intéressé alors que j’avais beaucoup à dire sur le bilan gouvernemental comme je l’ai fait », a-t-il dit. Il a souligné la nécessité de moderniser le pays et d’avoir une démocratie moderne. « We want Mauritius to be a modern democratic State. We require revision of the Constitution after 44 years of Independance we should look a what need to be improved ». Le Premier ministre a rappelé que le programme gouvernemental 2012/2015 prévoit d’améliorer ce qui demande à l’être, y compris les réformes du système électoral et du financement des partis politiques.
« Je voudrais m’assurer que presque 45 ans après l’accession du pays à l’indépendance on puisse voir Maurice comme une nation, comme la nation mauricienne, sans tenir en compte les communautés x et y. D’où l’importance d’une réforme afin d’avoir un système électoral équitable qui tienne en compte la représentation des femmes au parlement ».
Le Premier ministre a expliqué qu’il a lui-même engagé une série de consultations, dont avec le professeur Carcassonne et d’autres spécialistes mais « leurs recommandations nous ont pris par surprise ». Il a observé que le gouvernement MSM/MMM avait également organisé des consultations et avait même demandé à Albie Sachs de produire un rapport. À la suite de ce rapport, il y a eu un premier comité puis un deuxième. Il y a eu un débat au Parlement. « Paul Bérenger, alors ministre des Finances, avait été le seul à remarquer que le Parti travailliste avait pour la première fois changé sa position alors que j’intervenais en tant que leader de l’Opposition ». Même si le gouvernement d’alors disposait de la majorité nécessaire, il n’a pas été en mesure d’introduire la réforme électorale « parce qu’un parti avait voulu regarder en arrière alors que nous avions besoin d’aller de l’avant ».