RAMA POONOOSAMY

La réforme électorale est encore une fois sur le tapis. On peut convenir que les quatre principaux objectifs d’une réforme progressiste sont :

1. L’Introduction d’une dose de proportionnelle.

2. L’Abolition du système de Best Losers et l’annulation de l’obligation de déclarer ‘sa communauté’ pour être candidat aux élections générales.

3. L’Assurance d’une meilleure représentation féminine.

4. L’Augmentation du nombre d’élus à 3 dans la 21ème circonscription.

Cette réforme, attendue depuis un demi-siècle, est la prérogative de l’Assemblée Nationale uniquement et serait aujourd’hui dans le domaine du possible.

De plus, il serait également souhaitable que l’Electoral Boundaries Commission propose un rééquilibrage démographique des circonscriptions d’une part et qu’il y ait d’autre part une transparence vérifiable au niveau du financement des partis politiques et des élections. Mais, dit-on, chaque chose en son temps ! On peut quand même s’inspirer, entre autres, du beau travail accompli par la Commission Sachs en 2002.

Alors, que faire maintenant ?  S’il y a une réelle volonté politique des progressistes au Gouvernement de mener à bien cette mission, il n’y a pas d’autre solution que d’instituer d’abord un Select Committee avec une représentation des partis présents au Parlement. Les partis extra-parlementaires et les autres organisations intéressées pourraient faire des propositions devant ce Select Committee qui déposerait son rapport à la rentrée parlementaire l’année prochaine.

Il n’y aura pas d’unanimité, c’est sûr, mais tout au moins un consensus parmi les partis et individus progressistes à l’Assemblée Nationale. Pour que la Constitution et le pays pa bouz fix !