Lalit a pris la décision de ne soumettre aucun document de propositions au Premier ministre dans le cadre de la réforme électorale après la publication du Livre blanc. Ce parti politique estime que puisque « Navin Ramgoolam finn anonse ki li ek Paul Bérenger fini gayn “linanimite” lor tu seki pu ena dan proze-de-lwa la », il serait ridicule de faire d’autres propositions. C’est ce qu’il affirme dans une correspondance envoyée au Mauricien.
Lalit déplore le fait que seuls le Premier ministre et « so bann advayser finn tire » ont travaillé sur la proposition de réforme électorale et qu’il ne s’agit nullement d’un document élaboré par le conseil des ministres ou les membres du Parti travailliste.
Puisque, selon les dires du PM, il y a unanimité avec le leader de l’opposition sur les propositions pour la réforme électorale, fait ressortir Lalit, il serait ridicule de soumettre des propositions suivant l’échéance annoncée. Par conséquent, Lalit prend aussi la décision de ne pas solliciter ni d’accepter de rencontre avec le Premier ministre.
Le parti estime avoir un certain devoir envers le public et insiste ne pas être d’accord avec certains points avancés dans le White paper.
Lalit estime que la liste proportionnelle devrait être établie au préalable, en ordre prioritaire, de sorte que l’électeur en ait connaissance lorsqu’il se rendra aux urnes. Il trouve rétrograde l’idée d’accorder le pouvoir au leader du parti de décider de la liste des huit personnes qui siègeront à l’Assemblée nationale. Selon Lalit, c’est un prolongement du Best Loser System mais dans une version plus dangereuse. « Li kareman enn prolongasyon, dan enn form pli danzere ankor, sistem Best Loser kominal, e li kareman anti-demokratik ». Le parti rappelle avoir toujours maintenu que l’élimination de l’obligation de déclarer son appartenance communautaire sur le Nomination paper « pu tir filozofi kominal dan sistem Best Loser ». Lalit argue que le discours du Premier ministre et du leader de l’opposition le jour de la célébration de Varusha Pirappu « finn vinn klerman devwale, gard ek mem ogmant kominalism ar zot nuvo propozisyon pu nominasyon dan lasanble Nasyonal par lider parti ».
Lalit propose qu’un électeur puisse avoir un double vote. Le premier, comme c’est le cas aujourd’hui, en votant pour les trois candidats de son choix et le second, pour le parti de son choix. « Sa li inportan parski li met lanfaz lor sutyin pu enn program politik ».
Lalit insiste qu’il faudrait s’assurer que le projet de loi fasse provision pour un mécanisme qui empêcherait le renversement des résultats des élections First-past-the-Post lorsque les nominations à partir de la liste proportionnelle sont faites.
Le parti demande un député additionnel pour Rodrigues et un autre pour les Chagos.
En ce qui concerne la question de la Deuxième République, Lalit estime que le partage de pouvoirs n’approfondira en aucune façon le système démocratique. Lalit se prononce en faveur de plus de pouvoir accordé au peuple, soit directement, soit à travers ses élus. Ceux-là pourraient alors exercer un contrôle sur l’exécutif.
Lalit invite ceux qui souhaitent prendre connaissance de ses propositions sur la réforme électorale à se connecter sur son site internet à l’adresse www.lalitmauritius.org.