Paul Bérenger, leader de l’Opposition et du MMM, qualifie de « prétextes » les points mis en avant par le PM et leader du PTr , Navin Ramgoolam, pour expliquer le nouveau « deadlock » au sujet de la réforme électorale. « Ce ne sont que des prétextes pour qu’il se défile », devait estimer, hier, le leader des Mauves à son point de presse hebdomadaire. Au sujet du présent litige dans l’industrie sucrière,  Paul Bérenger trouve que si l’on en est arrivé là, c’est en raison de l’Employment Relations Act de 2008 « voté par le PTr ». Le leader de l’Opposition dénonce, par ailleurs, ce qui qualifie « d’article d’opinion extrêmement blessant » à l’encontre de la communauté créole paru, cette semaine, dans Le Défi Quotidien et appelle tout un chacun à faire preuve de la plus grande circonspection quand il s’agit de relations inter-communautaires.
Le leader du MMM confirme, d’abord, qu’au terme de la nouvelle rencontre de mercredi dernier à La Caverne entre les dirigeants de son parti et ceux du MSM, dont sir Anerood Jugnauth et lui-même, le Remake de 2000 est de nouveau sur les rails. Il souscrit de même à l’affirmation de SAJ à l’effet que ce Ramake de 2000 est « un winner » et réaffirme les 5 points de son programme. Comme pour soutenir que cette alliance est, effectivement, « un winner », Paul Bérenger dit se fier aux résultats des dernières élections générales de 2010.
Par rapport à la possibilité récemment évoquée d’une alliance du MMM avec le PTr, le leader des Mauves a nié certains éléments avancés parus dans la dernière édition de notre confrère L’Express-Dimanche, notamment qu’il aurait demandé un temps pour réfléchir à la conclusion d’une telle alliance. Il rappelle avoir, samedi dernier, laissé entendre qu’il n’y aura pas d’alliance PTr/MMM et déplore que notre confrère n’ait pas jugé utile de le contacter pour avoir son point de vue, préalablement.
En ce qui concerne la réforme électorale, M. Bérenger  trouve que, comme il l’avait prévu, le PM et  leader du  PTr « commence à se dérober » en dépit de son  engagement « des plus catégoriques » pris sur la question le 27 juillet dernier à l’Assemblée nationale. Il qualifie de « prétextes » les deux points mis en avant, cette semaine, par Navin Ramgoolam pour expliquer le nouveau « deadlock » sur cette question de la réforme électorale.
Selon lui, il est, d’abord, « erroné » de soutenir que l’on ne peut maintenir le Best Loser System sans que les candidats aux élections générales n’aient à déclarer leur communauté respective d’appartenance. Paul Bérenger explique, à cet effet, que son adjoint au MMM, Alan Ganoo, a, le jeudi 2 août dernier, expliqué dans les détails la nouvelle proposition des Mauves à ce propos. Nouvelle proposition qui, dit-il, à première vue, a été accueillie favorablement par le leader du PTr .